Les drones FPV (First Person View) ont fait leur entrée dans les retransmissions sportives avec un impact impressionnant, pouvant atteindre des vitesses allant jusqu’à 100 km/h et offrant des perspectives visuelles innovantes dans des disciplines telles que le ski alpin et le cyclisme.
Olympic Broadcasting Services (OBS), responsable de la diffusion télévisée des Jeux Olympiques et Paralympiques, a commencé à utiliser cette technologie lors des Jeux de Pékin 2022, et son utilisation s’est considérablement étendue pour les prochains Jeux de Paris 2024 et Milano-Cortina 2026.
Pour Milan-Cortina, OBS a conçu des drones spécifiquement pour la diffusion d’événements sportifs, des dispositifs légers de 243 grammes qui intègrent une technologie de transmission avancée COFDM, permettant une vidéo en haute définition.
Une technologie qui a révolutionné la façon de retransmettre les événements sportifs
Au total, 25 drones ont été déployés, opérés par des équipes spécialisées qui travaillent en parfaite synchronisation pour garantir la précision des vols. Ce développement marque la première fois que des drones seront utilisés de manière massive lors des Jeux d’Hiver, permettant aux spectateurs de suivre les athlètes à travers des descentes rapides et complexes.
L’arrivée des drones FPV a transformé la manière dont les sports sont présentés au public. Avant, la couverture reposait sur des coupes rapides entre des caméras fixes ; maintenant, les drones permettent de suivre les athlètes de manière fluide et continue, offrant ainsi une nouvelle ère d’immersion et d’appréciation du sport.
Les spectateurs peuvent expérimenter les vitesses rapides atteintes par les concurrents, ouvrant un éventail de possibilités visuelles qui semblent tout droit sorties d’un jeu vidéo.
Malgré ces avancées, la technologie des drones fait encore face à des défis, notamment en matière de sécurité. Un incident en 2015 a suscité des inquiétudes quant à leur utilisation lors d’événements sportifs, bien que les nouveaux modèles légers aient été conçus pour atténuer les risques. Cependant, des rapports récents suggèrent qu’il y a encore des marges d’amélioration en ce qui concerne la sécurité technologique.