Le DBS, la plus grande banque d’Asie du Sud-Est, a annoncé son intention de réduire 4 000 postes au cours des trois prochaines années alors qu’il met en œuvre l’intelligence artificielle (IA) dans ses opérations.
Cette décision s’inscrit dans un contexte plus large où on estime que l’IA pourrait entraîner la suppression de jusqu’à 200 000 emplois dans le secteur bancaire à l’échelle mondiale sur une période de trois à cinq ans.
Selon un rapport de Bloomberg Intelligence, ce phénomène affecterait environ 40 % des emplois dans le monde entier.
L’avenir passe-t-il par la perte de nos emplois à cause de l’IA ?
Un porte-parole de la banque, basée à Singapour, a confirmé que la réduction d’effectifs se ferait principalement par la fin de contrats temporaires et de projets.
«Nous prévoyons que l’IA pourrait réduire le besoin de renouveler environ 4 000 employés temporaires dans nos 19 marchés», a déclaré à l’AFP. Il a précisé que les employés permanents ne seront pas affectés et continueront à occuper leurs postes.
Pour atténuer l’impact de ces changements, DBS a lancé des programmes de mise à jour et de reconversion pour environ 13 000 employés, dont plus de 10 000 ont déjà commencé à acquérir des compétences dans des domaines tels que l’IA et l’analyse de données. Cette stratégie vise à préparer la main-d’œuvre à un environnement en constante évolution en raison de l’automatisation.
Face à ce panorama, le Fonds Monétaire International (FMI) a souligné l’importance de développer des politiques adéquates qui permettent de tirer parti du vaste potentiel de l’IA de manière sûre et bénéfique pour l’humanité.
Cependant, des experts avertissent que l’adoption rapide des technologies peut comporter des risques si les implications sur le marché du travail ne sont pas correctement abordées.