La Corée du Sud a fait un pas significatif dans son ambition de devenir l’une des principales nations dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) en présentant son modèle d’hyperéchelle, A.X K1, développé par SK Telecom.
Ce modèle compte 519 000 milliards de paramètres, bien qu’en pratique, il n’en active que 33 milliards, ce qui lui permet de maintenir un haut niveau de précision tout en optimisant la consommation de ressources.
L’architecture du A.X K1, connue sous le nom de « mixture of experts », sélectionne dynamiquement les paramètres nécessaires pour chaque tâche, ce qui améliore l’efficacité et l’applicabilité du modèle.
Une IA pour rivaliser avec la Chine et le géant américain
Cette approche permet également au modèle de transférer des connaissances à des versions plus petites et spécialisées, le rendant adapté aux appareils aux ressources limitées. Cette caractéristique est cruciale pour élargir l’accès à l’IA dans divers domaines, de l’éducation à la robotique.
SK Telecom cherche à faire de son A.X K1 la base d’une « IA pour tous », grâce à des collaborations avec des universités et des associations. Sa nature open source permettra à d’autres de développer des applications dans des secteurs aussi variés que les jeux vidéo et les services de recherche multilingue.
Ceci fait partie d’une stratégie plus large pour établir un écosystème robuste d’IA dans le pays.
L’essor de l’IA a commencé à affecter significativement l’économie de plusieurs secteurs, y compris les difficultés sur le marché de la mémoire RAM, alors que les puissances mondiales rivalisent pour le leadership dans cette technologie.
Tae Yoon Kim, l’un des responsables du développement de l’A.X K1, a déclaré que l’objectif est de consolider la Corée du Sud comme l’une des trois principales nations en intelligence artificielle, dans une course qui implique des puissances comme les États-Unis et la Chine.