La nouvelle production de Netflix, Salvador, aborde la polarisation croissante de la société espagnole à travers l’histoire frappante d’un père qui fait face à la radicalisation de sa fille, qui a rejoint un groupe néo-nazi. La série reflète comment la politique est devenue une lutte semblable à un affrontement sportif, où les mauvaises actions des institutions sont souvent ignorées.
Un extrémisme radical de plus en plus présent
Dirigée par Daniel Calparsoro et créée par Aitor Gabilondo, Salvador cherche à attirer le spectateur avec une narration viscérale et dynamique, en mettant l’accent sur l’action dès le premier épisode. Ce choix de style se manifeste à travers une production visuelle audacieuse qui inclut des prises de vue aériennes et des mouvements de caméra innovants, cherchant à capturer l’attention du public de manière immédiate.
Malgré sa structure narrative impulsive et son fort accent sur des situations de haute tension, la série fait également face à des critiques pour le manque de développement de certains personnages, qui se révèlent plus schématiques que complexes. Bien que Luis Tosar, qui interprète le père, offre une performance solide, d’autres acteurs comme Leonor Watling et Claudia Salas n’arrivent pas à empêcher que leurs personnages soient réduits à des archétypes. Cela peut amener à ce que les moments émotionnels semblent plus exagérés que crédibles au fur et à mesure que l’intrigue avance.
Tout en reconnaissant certaines faiblesses dans le scénario et la caractérisation, Salvador présente une approche plus satisfaisante par rapport aux projets précédents de Gabilondo, comme El silencio. Sans aucun doute, la série invite les spectateurs à plonger dans une expérience intense, laissant peu de place à la réflexion, et privilégiant un rythme effréné qui promet une overdose d’adrénaline.