Mob Entertainment, le studio derrière le jeu d’horreur populaire Poppy Playtime, a intenté une action en justice contre Google pour avoir permis la distribution de jeux non autorisés qui enfreignent sa propriété intellectuelle.
Le problème : les versions non officielles de leurs jeux
La plainte, déposée au début de cette semaine, mentionne spécifiquement les versions non officielles de Poppy Playtime Chapitre 3 et Poppy Playtime Chapitre 4, créées par une entité connue sous le nom de Daigo. Ces titres, qui prétendent être de nouveaux épisodes du jeu, restent disponibles sur le Google Play Store, malgré les multiples demandes de suppression présentées par Mob Entertainment.
La controverse tourne autour de la nature épisodique de Poppy Playtime. Mob Entertainment soutient que permettre à ces versions illégitimes d’utiliser leur marque et d’être promues comme de nouveaux chapitres trompe les consommateurs, en particulier les enfants, qui peuvent finir par dépenser de l’argent pour des produits qui ne sont pas authentiques. De plus, la plainte souligne que les développeurs de ces faux jeux utilisent des images et des captures d’écran de Poppy Playtime 2 de manière illégale, ce qui aggrave encore le problème de confusion des consommateurs.
Selon la plainte, bien que Google ait temporairement supprimé les versions non autorisées en décembre, celles-ci sont rapidement réapparues dans le magasin. Mob Entertainment affirme que Google profite de ces ventes illégitimes en recevant un pourcentage des transactions, ce qui soulève de sérieuses questions sur sa responsabilité dans la protection des droits d’auteur. La plainte suggère que les faux jeux, qui présentent de nombreuses erreurs grammaticales et un design peu attrayant, ont nui à la réputation de Mob Entertainment.
Jusqu’à présent, Google n’a pas émis de réponse publique à la plainte. La situation souligne la nécessité d’une surveillance accrue sur la boutique d’applications pour protéger les consommateurs et les propriétés intellectuelles des développeurs de jeux vidéo.