Games Workshop, l’entreprise emblématique derrière des titres comme Blood Bowl et diverses contributions à la franchise Warhammer, a réaffirmé sa position concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans ses processus créatifs. Dans son récent rapport financier, le PDG Kevin Rountree a souligné que “le contenu généré par IA n’est pas autorisé ni son utilisation dans nos processus de conception”. Cette mesure a suscité des débats sur le rôle que l’IA pourrait jouer dans l’industrie du développement de jeux vidéo et de jeux de société.
La ligne secondaire la plus réussie rejoint la lutte contre l’IA
Jervis Johnson, célèbre designer de jeux qui a travaillé près de quatre décennies chez Games Workshop, a soutenu la décision de la société. Johnson, reconnu pour être le créateur de Blood Bowl et pour sa participation à des projets comme Necromunda et Warhammer 40,000, a exprimé que l’IA ne contribue pas à la création de travaux créatifs de haute qualité. Selon lui, bien que la technologie puisse produire des contenus « acceptables à un niveau moyen », elle n’atteint pas des standards professionnels. À son avis, l’IA peut encourager la paresse chez les designers, les poussant à ne pas faire suffisamment d’efforts pour innover.
La préoccupation de Johnson n’est pas infondée, car il a comparé l’IA à l’amiante de l’industrie technologique : quelque chose qui pourrait s’avérer nuisible à long terme. De plus, il souligne que, selon son expérience, la plupart des applications d’IA ne correspondent pas aux attentes générées autour de cette technologie, ce qui soulève des questions sur son impact sur l’avenir du divertissement numérique.
Le débat sur l’IA dans le développement de jeux vidéo et la conception de jeux de société se poursuit, notamment dans un domaine aussi créatif que celui de Games Workshop. Bien qu’il y ait des rumeurs sur une éventuelle adoption de l’IA dans d’autres domaines, la société a choisi de prendre des mesures fermes pour préserver la qualité et la créativité de ses produits.