Le lancement officiel de DLSS 5 par NVIDIA a suscité un intense débat au sein de la communauté des jeux vidéo. Cette nouvelle technologie de mise à l’échelle par intelligence artificielle, conçue pour améliorer à la fois les performances et l’éclairage dans les jeux, a été critiquée par de nombreux joueurs pour son potentiel à altérer le design artistique des personnages. Les comparaisons avec un filtre de beauté d’Instagram soulignent les préoccupations concernant la manière dont le traitement des visages pourrait s’éloigner des intentions créatives originales des développeurs.
Filtre de… Beauté ?
Jean Pierre Kellams, producteur d’Epic Games, a défendu l’innovation, soulignant que les critiques pourraient être plus liées à la perception négative de l’intelligence artificielle qu’aux résultats concrets offerts par DLSS 5. Selon Kellams, la réaction des joueurs changerait radicalement si les améliorations visuelles étaient présentées comme un avancement générationnel de matériel plutôt que comme un progrès alimenté par l’IA. “Si cela avait été présenté comme un saut générationnel de matériel, les gens seraient devenus fous”, a-t-il souligné, rappelant que des technologies basées sur l’IA sont déjà présentes dans le secteur depuis 2018.
Malgré les controverses, Kellams souligne que cette technologie implique des avancées significatives en matière de fidélité visuelle. Prenant comme exemple la recréation du personnage Grace Ashcroft dans Resident Evil Requiem, il met en avant les améliorations dans des éléments tels que l’éclairage et les matériaux, soulignant que ces détails rapprochent les graphismes du réalisme. La comparaison de l’arrivée de DLSS 5 avec l’invention de l’électricité renforce son affirmation selon laquelle il s’agit d’un progrès inévitable dans l’industrie.
Avec la technologie encore à venir sur le marché, le débat est loin d’être résolu, et les réactions initiales montrent que la perception de l’intelligence artificielle dans les jeux vidéo restera un sujet brûlant.