« One Heart, One Tree » : Faites entrer l’Amazonie dans Paris via une application

A l’occasion du Sommet de la Terre qui se tiendra en 2015 à Paris, un projet citoyen visant à soutenir la plantation d’arbres est en train de voir le jour. L’idée est aussi de transformer esthétiquement la ville Lumière.

Le Projet de Naziha Mestaoui pour le Sommet de la Terre de 2015 vise à sensibiliser les Parisiens et le monde entier aux dangers écologiques qui menacent l’Amazonie. Au travers de créations visuelles, tout curieux est invité à faire pousser des arbres virtuels sur les monuments de Paris. L’idée est aussi qu’en parallèle, de vrais arbres soient plantés. L’utilisateur de l’application, qui sera prochainement disponible au téléchargement, pourra contre quelques euros, offrir un peu d’espoir au poumon de notre Terre.

Une graine d’espoir

Concrètement, l’application permettra de planter une graine de lumière qui bat au rythme des palpitations du cœur pour créer un arbre lumineux et unique qui poussera sur les monuments de Paris. Ensuite, le spectateur recevra une photo de son arbre virtuel unique sur les monuments parisiens, accompagné de son nom ou du mot qu’il a souhaité y associer. Enfin, pour chaque arbre virtuel, un arbre réel est planté. Chaque spectateur reçoit alors un certificat et peut suivre l’évolution de son arbre dans les forêts générées par l’œuvre à travers le monde. Il aura ainsi des informations sur les conséquences de son acte, son aspect bénéfique pour la société et pour lui à long terme. La plantation et le suivi des projets sont assurés par Pur Projet, spécialiste en développement de projets forestiers.

One Heart One Tree associe donc œuvre d’art et numérique. « Le cœur de ce projet est d’utiliser les technologies pour reconnecter à la nature. C’est le battement de cœur de chaque spectateur qui donne naissance à un autre vivant, l’arbre, par le biais de technologies », explique le site Internet. Le projet fait partie d’un processus qui a démarré en 2012 sous la forme d’une installation physique interactive.

On a hâte de découvrir le résultat !

Plus d’infos sur le site Internet de One Heart One Tree

Suivre l’auteure sur Twitter : @zariaurore

Depuis dix ans que j’utilise Gmail, j’ai sauvé un arbre. Et vous?

Gmail, outil de lutte contre la déforestation? Depuis que j’ai commencé à utiliser Gmail, j’ai sauvé un arbre. Voici comment je suis parvenu à ce résultat. Vous pouvez vous amuser à faire le calcul vous aussi.

Alors que Gmail fête son dixième anniversaire, je me suis demandé quel impact avait eu ce service de messagerie électronique sur ma vie. J’envoyais déjà des emails avant – depuis 1994 – mais Gmail est rapidement devenu ma messagerie principale (et c’est de cette date qu’est parti mon calcul).

Pour évaluer cet impact, me suis-je dit, il faut imaginer ce qui se serait passé si j’avais envoyé tous mes emails par le courrier traditionnel, avec du papier, une imprimante, une enveloppe et un timbre. Je n’aurais jamais soupçonné ce que le résultat de mes calculs allait me révéler…

Avec Gmail, combien d'arbres sauvés?

D’email à arbre en trois étapes

J’ai envoyé mon premier e-mail via Gmail le 10 juin 2004. Depuis, j’ai envoyé 4078 courriers électroniques avec une moyenne de 250 mots par email (j’ai pu obtenir ces chiffres via Gmail Meter). Sur une feuille A4, on fait rentrer 450 mots écrits en Time New Roman, police 12. Pour chacun de ces courriers, j’aurais donc utilisé au moins une feuille.

Une feuille de papier de bonne qualité pèse environ 5 grammes, car elle a une dimension de 21×29,7 cm (623,7 cm2), et le poids standard ou densité du papier est de 80 grammes par m2. Une enveloppe pèse environ le même poids et, comme je suis quelqu’un d’organisé, j’aurais envoyé chacun de ces courriers dans sa propre enveloppe.

Donc, 4078 feuilles et 4078 enveloppes équivalent à 16 rames de papier A4, pour un poids total de 40,8 kg. Selon les données de Conservatree, il faut 12 arbres pour créer une tonne de papier et un arbre pour créer 8335 feuilles de papier. Pour savoir combien d’arbres j’avais sauvés, il m’a suffi d’un simple calcul.

Résultat: pour envoyer mes courriers, j’aurais utilisé un arbre.

Cela paraît peu, mais à l’échelle mondiale…

Selon une étude de Radicati, le nombre de courriers électroniques envoyés chaque jour dans le monde dépasse les 165 milliards. Pour l’année 2014, ce chiffre atteint les soixante-dix billions d’emails (soit 60 517 000 000 000 emails).

Si nous appliquons le calcul précédent à tous ces emails, en supposant qu’ils font en moyenne 300 mots, nous nous rendons compte que la quantité de papier que nous aurions utilisée atteint les 302 millions de tonnes, ce qui est inférieur à la production mondiale de 2011.

Si nous convertissons ces 302 millions de tonnes de papier blanc en arbres, on peut voir que le nombre d’arbres nécessaires aurait été de 7 248 millions. C’est-à-dire 1,8 % de la quantité d’arbres de la forêt amazonienne (400 milliards).

Il faut prendre tout ça avec des pincettes (et un peu d’humour)

Les données que j’ai utilisées sont disponibles un peu partout sur Internet et leur fiabilité est limitée. Ce calcul n’est que pur divertissement. Sans messagerie électronique, personne n’enverrait autant de messages sur papier. Nous réfléchirions davantage à leur contenu ou utiliserions le téléphone.

Mais je pense tout de même que ce calcul permet de souligner l’importance des services de messagerie électronique dans notre vie et l’impact indirect – et positif – qu’ils ont sur l’environnement. Je vous invite à faire le même calcul pour votre compte de messagerie et à partager vos résultats avec nous.

Et vous, combien d’arbres avez-vous sauvés grâce vos comptes de messagerie?

A lire:

Article original écrit par Fabrizio Ferri-Benedetti. Softonic.com. Traduit et adapté de l’espagnol.