La sortie de la console NeoGeo AES+ a suscité un débat considérable au sein de la communauté des joueurs rétro, étant donné son objectif de reproduire fidèlement le matériel original des années 90 sans recourir à l’émulation ou aux circuits intégrés programmables (FPGA). Cependant, l’utilisation de puces ASIC (Circuit Intégré Spécifique à une Application), qui remplacent les puces graphiques originales de la console, a soulevé des sourcils et des interrogations sur l’authenticité du produit.
C’est un Mister FPGA fait en carte
Les experts en FPGA ont accusé Plaion, la société derrière le Neo Geo AES+, de pratiquer un « bait and switch » (changement trompeur), étant donné que les ASIC reposent sur du code existant de développeurs de FPGA, comme Furrtek et Jotego. Pramod Somashekar, un développeur de FPGA reconnu, soutient qu’en essence, le Neo Geo AES+ est une version fragmentée du « mister core », conçu pour unifier l’expérience originale sur une seule puce. Cela a conduit à insinuer que la console promet plus que ce qu’elle peut réellement offrir.
Les ASIC sont « hard-wired », ce qui implique qu’ils ne peuvent pas être mis à jour dynamiquement, contrairement aux FPGA. Cela pose le risque que des erreurs ou des limitations soient définitivement ancrées dans le système. Ce facteur a suscité des doutes quant à la qualité et à la fidélité de l’expérience que promet le Neo Geo AES+, et Somashekar exprime son inquiétude quant à la capacité de Plaion à reproduire les puces originales avec précision.
Malgré les objections, Furrtek, dans une série de commentaires, suggère que la Neo Geo AES+ a le potentiel d’être la meilleure option sur le marché depuis que SNK a cessé de fabriquer du matériel. La polarisation des opinions parmi les experts souligne l’intérêt continu pour les consoles rétro et la complexité de reconstruire la nostalgie des jeux classiques dans un monde technologique en constante évolution.