Le film Blade, avec Wesley Snipes dans le rôle principal, a non seulement conquis une place spéciale dans le cœur des fans, mais a également joué un rôle crucial dans le sauvetage de Marvel de la faillite à la fin des années 90. Ce film a marqué le début d’une nouvelle ère non seulement pour Marvel Studios, mais aussi pour le cinéma de super-héros en général. Avant sa sortie, les studios hésitaient à inclure des personnages afro-américains dans des rôles principaux.
Un personnage dont l’identité se définit par sa couleur de peau noire
Lors d’une récente interview avec Entertainment Weekly, David S. Goyer, scénariste de Blade, a révélé que New Line Cinema, coproducteur du film, souhaitait que Blade et son mentor, Jamal Afari, soient représentés comme des personnages blancs. Goyer s’est fermement opposé à cette idée, arguant qu’il serait une erreur significative de dépouiller les personnages de leur essence et de leur héritage. Selon ses mots, “à un moment donné, le studio s’est approché de nous et nous a demandé : ‘Est-ce que Blade peut être blanc ?’. Et j’ai dit : ‘Pas du tout. C’est terrible. Ils ne peuvent pas le faire’.”
Cette ferme défense de l’identité des personnages afro-américains est un témoignage du changement de paradigme qui se produisait dans le domaine de la bande dessinée et du cinéma. Avant la consécration de Blade, d’autres figures comme Black Panther et Luke Cage avaient été envisagées pour des adaptations cinématographiques, ce qui démontre un intérêt croissant pour diversifier l’univers de Marvel. Cependant, c’est Blade qui a finalement brisé la glace, ouvrant la voie à de futures productions intégrant des personnages de diverses ethnies et origines.
Ainsi, Blade n’est pas seulement considérée comme un chef-d’œuvre culte, mais comme le film qui a posé les bases du succès qui allait suivre pour Marvel Studios et l’exquis univers cinématographique que nous connaissons aujourd’hui.