Légalement, cela a été une année difficile pour Google, car l’entreprise s’est retrouvée impliquée dans une bataille juridique avec le Département de la Justice. La poursuite s’est concentrée sur les pratiques monopolistiques de l’entreprise en ce qui concerne le marché de la publicité numérique, en utilisant illégalement ses outils et plateformes pour décourager la concurrence.
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Abonnez-vous (c'est GRATUIT) ►Il semble maintenant que l’affaire juridique arrive à un moment crucial, car les deux parties présentent leurs arguments finaux sur le cas en cours. Plus important encore, Google devra-t-il vendre son navigateur Chrome pour satisfaire le Département de la Justice ?
Bien que Google innove et fasse évoluer agressivement sa technologie, notamment en ce qui concerne l’avancement des capacités d’IA de l’entreprise, la pression juridique à laquelle elle a été confrontée dans sa quête de croissance a été immense, surtout ces derniers mois.
Un procès qui peut déterminer l’avenir de la technologie
Le Département de la Justice des États-Unis a dans son viseur le géant des moteurs de recherche pour ses pratiques monopolistiques visant à réprimer la concurrence sur le marché de la publicité numérique.
Maintenant, l’affaire arrive à sa phase finale, avec les deux parties impliquées réunies dans un tribunal d’Alexandria, en Virginie, pour présenter leur version de l’histoire pour la dernière fois via The Verge.
La session a duré trois heures, et les avocats des deux parties ont présenté leurs plaidoiries finales devant la juge Leonie Brinkema, du Tribunal de district des États-Unis. Il est attendu que la juge rende son verdict d’ici la fin de l’année, ce qui pourrait changer le fonctionnement du secteur de la publicité en ligne.
Le Département de la Justice a détaillé ses allégations selon lesquelles Google a utilisé illégalement ses produits de technologie publicitaire, tels que la plateforme AdX et DoubleClick for Publishers (DFP), pour maintenir sa domination dans le domaine de la publicité numérique.
Google, pour sa défense, soutient que ses opérations existent dans un environnement compétitif où elles doivent faire face aux défis posés par d’autres entreprises du secteur. Elle s’oppose à conclure des accords avec les concurrents, car cela réduirait sa capacité non seulement à innover efficacement, mais aussi à concurrencer. Le géant des moteurs de recherche affirme que la domination du secteur n’est pas aussi absolue que le prétend le DOJ.
Une des questions clés mises en avant dans l’affaire est la définition du marché dans lequel s’inscrivent les opérations de Google. Le DOJ suggère fermement que Google domine non seulement un marché, mais que le monopole s’étend à trois marchés : serveurs de publicité pour éditeurs, échanges publicitaires et réseaux publicitaires pour annonceurs.
La résolution de l’affaire dépendrait en grande partie de la définition du marché de Google et pourrait complètement changer le résultat selon que le tribunal se range du côté de l’approche segmentée ou unifiée. Le DOJ a d’autres procédures judiciaires contre l’entreprise, et il s’avère que ce n’est pas la seule bataille qu’elle doit mener.