Analyse de Marvel’s Wolverine, une aventure à la hauteur des meilleures bandes dessinées

Lundi dernier 14 septembre, j’ai reçu un e-mail de PlayStation qui réservait une surprise : une clé de Marvel’s Wolverine, qui sortait officiellement 24 heures plus tard dans le monde entier. À ce moment-là, j’ai activé le jeu, j’ai lancé le téléchargement et ma transformation en super-héros a commencé. Et pas en n’importe lequel, mais en mon super-héros préféré de l’univers Marvel.

Wolverine est génial pour énormément de raisons, raison pour laquelle les joueurs de la moitié du monde rêvaient depuis des années de pouvoir incarner James Howlett, Logan pour les intimes. Heureusement, chez PlayStation ils ont décidé de se mettre au travail avec les équipes d’Insomniac Games pour créer un titre où Wolverine serait le protagoniste incontesté. Et après 20 heures de jeu, je peux dire que l’attente en valait la peine… même s’il y a des défauts dans ce titre.

Une histoire dont on profite vraiment, une aventure digne de Marvel

Ce que le Marvel’s Wolverine de PlayStation a de mieux, c’est que c’est un jeu qui respire le comics. Vraiment. J’ai lu des centaines de BD dans ma vie, pour ne pas dire des milliers, et énormément d’entre elles étaient sur Wolverine (comme on le connaissait en Amérique latine dans les années 80) et après avoir terminé le titre en une semaine intense, je vous assure que l’aventure est digne des meilleures histoires de Wolverine.

Situé des années avant la fondation des X-Men, le jeu d’Insomniac montre un Logan marginalisé qui rejoint de nouveau Dent-de-Sabre et Mystique quand son mentor, Nathaniel Essex, est kidnappé par le milliardaire Bolivar Trask, qui déteste les mutants.

Cet archétype de « tech bro » a un plan inquiétant pour dominer le monde et les X-Men se donne pour mission de l’arrêter, et c’est là que commence une histoire sombre, pleine de rebondissements et de trahisons, de moments de tension et de beaucoup de touches d’humour. La fin, on la voit venir vers la 4e heure de jeu, plus ou moins, mais c’est propre à ce genre d’histoires et ça ne rend pas l’aventure pire ou plus ennuyeuse.

Le ‘WOLVERINE’ d’Insomniac affiche un 77 sur Metacritic.

Le jeu console d’Insomniac le moins bien noté depuis une décennie.

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— DiscussingFilm (@DiscussingFilm) 10 septembre 2026

Un gameplay amusant qui révèle aussi ses limites

Mais c’est un jeu et il faut parler de sa jouabilité. Wolverine est un bagarreur invétéré et c’est un jeu d’action à la troisième personne, donc dès le début tu peux esquiver, parer, porter des attaques tranchantes et faire des bonds avec rapidité et férocité, ce qui donne lieu à un système de combat très simpliste. Mais à mesure que tu gagnes en expérience, tu débloques de nouvelles techniques et de nouveaux combos, ainsi que de puissants mouvements spéciaux comme la vrille tornade, qui blesse les ennemis autour de toi avec une pluie de lames, ou la frappe en spirale, qui te permet de traverser un ennemi pour échapper à une foule.

De plus, tu peux aussi débloquer de nouvelles branches de ton ADN, qui t’apportent par exemple des améliorations à ta santé et à la vitesse de recharge des compétences.

Le plus marquant, cependant, c’est la jauge de furie à trois phases, qui se remplit à mesure que tu infliges des dégâts et que tu pares les attaques des ennemis. À chaque phase, tu obtiens des statistiques d’attaque et de défense plus puissantes, et dans la phase finale tu deviens une machine à tuer presque indestructible, ce qui est immensément libérateur. Mais, même si les combats se déroulent avec fluidité et te font te sentir puissant, il est rarement nécessaire de faire preuve de créativité ou d’expérimenter.

On dirait que le jeu essaie d’être un hack and slash, mais il n’atteint pas la fluidité, la complexité et la beauté de ces jeux (comme y parvient God of War, par exemple, un autre exclusif de PlayStation 5).

Et ce qu’on disait, les rails : L’équipe d’Insomniac nous avait prévenus qu’un environnement bien plus structuré nous attendait que dans les titres Spider-Man, et ils ne plaisantaient pas. Wolverine est pour l’essentiel linéaire, nous emmenant d’une scène clé à l’autre dans une course autour du monde contre le temps et la vraisemblance.

Quand nous arrivons dans de grandes et séduisantes villes comme Madripoor ou Tokyo, nous nous retrouvons face à des routes barrées et à des murs invisibles qui nous ramènent à l’action. Tout cela ressemble à un décor de théâtre, intouchable et distant, à des lieues de la métropole bouillonnante dans laquelle nous avons pu vivre et explorer en tant que Spidey.

Une interprétation merveilleuse des acteurs de doublage

L’interprétation que le jeu fait de Logan est un triomphe. Grâce à un character design et à une animation exquis, et à la brillante interprétation de Liam McIntyre, il prend vie comme un héros imparfait et souvent réticent, capable d’une brutalité extrême et d’une vulnérabilité bouleversante.

Sa rivalité avec Dent-de-Sabre et sa relation avec Jean Grey sont complexes et en évolution constante, ce qui donne lieu à quelques scènes véritablement émouvantes. Mais le joueur n’a aucun rôle interactif dans l’histoire linéaire ni dans ses relations, et les rares tentatives d’offrir des énigmes liées au récit sont conçues à la va-vite et vite abandonnées.

On nous dit que le traumatisme passé de Wolverine sera exploré, mais pendant une grande partie du jeu cela se présente à travers des éléments de contexte qui se débloquent en participant à des mini-défis, comme des courses de parkour chronométrées et des batailles contre des vagues d’ennemis.

On a l’impression que c’est une manière assez peu délicate de représenter et d’aborder le trouble de stress post-traumatique. Le point culminant du jeu, quand il arrive, est une vraie merveille, un choc de superpouvoirs, mais, malheureusement, son impact est amoindri par trop de flashbacks explicatifs et de digressions métaphysiques sans beaucoup de substance.

Conclusion : une bonne histoire, un jeu qui aurait pu être encore meilleur

Quoi qu’on en ait dit, Marvel’s Wolverine reste un jeu d’action et de combat élaboré avec beaucoup d’amour et bien poli qui, sans aucun doute, ravira les fans de Wolverine qui veulent mettre en pièces le plus grand nombre possible d’ennemis tout en cherchant des clins d’œil aux X-Men et en s’arrêtant de temps en temps pour profiter de l’histoire et de ses nuances.

Mais, malgré l’usage sanglant des griffes de Wolverine et une généreuse variété de mouvements et de combos, le combat manque aussi bien de l’impact dévastateur des jeux Batman Arkham que de la joie chorégraphique de Spider-Man, ou de la brutalité de God of War. À mesure que le jeu avance et que les ennemis s’accumulent, cela devient de plus en plus une corvée. Logan devient ce qu’il a toujours craint : une brute à gages.

Est-ce que ça vaut le coup d’y jouer ? Évidemment, ça ne se discute pas, et encore moins si tu es fan du toujours taciturne Logan.

Nous avons déjà vu le gameplay de GTA 6 de Netflix et nous pouvons dire que c’est tout ce que nous attendions

Demain, on pourra mettre ici le lien vers la vidéo de gameplay de 26 minutes que Rockstar a dévoilé en exclusivité sur Netflix pendant un temps pour le très attendu GTA 6. En attendant, je peux seulement te dire une chose : c’est tout ce qu’on a toujours voulu, et un peu plus. Quelle folie.

Pendant près d’une demi-heure de gameplay, on a pu voir presque toutes les mécaniques qui nous attendent dans le jeu, avec des missions complètes et des aperçus de ce qui nous attend. Sans aucun doute, GTA 6 va être ce jeu qui simule la vie réelle, ou ce qui s’en est le plus approché jusqu’ici dans le monde du jeu vidéo.

Netflix Télécharger

Le jeu, qui était présenté comme capturé sur une PlayStation 5 (pas sur une PS5 Pro), est incroyable. Tant au niveau de la résolution que des modèles, de l’éclairage et de la physique. Sans aucun doute, ce sont 15 ans d’attente qui semblent avoir valu le coup. D’ailleurs, il sortira le 19 novembre 2026 et ils assurent qu’il n’y aura pas d’autre report.

À quoi ressemblera-t-il sur PS5 Pro ? On ne le sait pas, mais on a hâte de le découvrir, parce que ça peut être un nouveau standard graphique dans l’industrie.

Pixel 11 Pro ne convainc pas cette année: les propriétaires de Pixel 10 Pro boudent la mise à niveau

Cette année, le Google Pixel 11 Pro ne donne pas vraiment envie à la plupart des propriétaires de Pixel récents de changer de téléphone. C’est ce qui ressort de plusieurs sondages mis en avant par Android Authority. Au total, près de 9 000 lecteurs ont répondu, et presque un sur deux dit être satisfait de son Pixel actuel, sans projet de passer à la génération suivante.

Un autre sondage cité par le média raconte la même histoire : 58 % des possesseurs de Pixel n’envisagent pas d’acheter le Google Pixel 11 Pro. Pour Google, le message est assez clair. La fiche technique avance, oui, mais pas au point de provoquer l’élan commercial attendu chez les utilisateurs les plus fidèles.

Le vrai frein semble venir de la manière dont l’appareil est perçu. Pour beaucoup de personnes interrogées dans ces enquêtes reprises par Android Authority, le Google Pixel 11 Pro ressemble surtout à une version peaufinée du Google Pixel 10 Pro, pas à un modèle qui marque une vraie cassure.

Sur le papier, il y a bien une puce Tensor G6, un écran plus lumineux et quelques nouveautés logicielles. Mais l’autonomie ne progresse que légèrement, les changements sur la photo restent mesurés, et l’ensemble ne donne pas cette impression de saut générationnel. Fait assez révélateur, même les fuites et les rumeurs avant le lancement n’ont pas vraiment fait monter l’attente : d’après l’un des sondages relayés par Android Authority, seuls 8 % des répondants disent avoir été persuadés de passer au Google Pixel 11 Pro uniquement à cause de ces indiscrétions.

Parmi les critiques qui reviennent le plus souvent, il y a aussi la question de la mémoire vive. Le Google Pixel 11 Pro d’entrée de gamme passe à 12 Go de RAM, alors que tous les modèles Google Pixel 10 Pro embarquaient 16 Go.

Pour retrouver ce niveau, il faut maintenant se tourner vers la version 512 Go, plus chère. Et pour une partie du public technophile, devoir payer davantage pour récupérer une caractéristique qui était auparavant standard passe mal. S’ajoute à cela la disparition du capteur de température. Un détail pour certains, peut-être, mais pour d’autres, c’est un petit recul qui compte symboliquement.

En théorie, les offres de reprise devraient pourtant aider le passage à cette nouvelle génération. Android Authority indique que certains opérateurs iraient même jusqu’à proposer le Google Pixel 11 Pro gratuitement en échange d’un Google Pixel 10 Pro repris. Malgré ça, la réticence reste forte. Quand l’ancien smartphone fonctionne encore très bien, que les gains paraissent modestes et que la nouvelle version introduit aussi quelques compromis, même une bonne offre ne suffit pas toujours à faire basculer l’achat.

Le Tensor G6 améliore bien la réactivité générale et certains traitements embarqués, mais les premiers tests relayés par Android Authority montrent aussi que la puce reste en retrait face aux meilleurs Snapdragon sur la puissance brute. Pour un usage courant, ça ne change pas grand-chose.

Pour le jeu ou les tâches plus lourdes, en revanche, le Google Pixel 11 Pro ne surclasse pas vraiment le segment, si l’on en croit ces premiers essais rapportés par Android Authority. Au bout du compte, le constat tient debout : le Google Pixel 11 Pro est un bon smartphone, mais pas une évolution indispensable pour quelqu’un qui possède déjà un Google Pixel 10 Pro. Sauf envie particulière de profiter tout de suite des nouveautés, beaucoup ont sans doute intérêt à attendre une génération plus ambitieuse.

Android 17 commence à déployer Motion Assist : une aide contre le mal des transports

Fin août 2026, Google a commencé à déployer Motion Assist, une nouvelle fonction d’Android 17 pensée pour atténuer le mal des transports en voiture. D’après l’entreprise, le système affiche de petits repères animés sur les bords de l’écran pour aider le cerveau à mieux faire correspondre ce qu’il voit avec les mouvements du véhicule.

Pour l’instant, le déploiement paraît progressif et cantonné à certains smartphones Google Pixel. À l’heure où nous écrivons ces lignes, Google n’a toujours pas donné de liste claire des appareils compatibles, ni de calendrier précis pour l’arrivée de la fonction sur le reste de l’écosystème Android.

Le principe de Motion Assist tient en peu de mots. Le mal des transports vient souvent d’un conflit sensoriel : les yeux restent fixés sur un écran qui semble stable, pendant que l’oreille interne enregistre les accélérations, les freinages et les virages. Ce décalage suffit parfois à provoquer des nausées, des vertiges ou des maux de tête, surtout quand le trajet s’allonge.

Pour tenter de corriger ça, Android 17 s’appuie, selon Google, sur les capteurs du téléphone, en particulier l’accéléromètre et le gyroscope. Le système affiche alors des points autour de l’écran, avec un mouvement qui suit celui de la voiture.

Sur le papier, ces repères visuels donnent au cerveau une information plus cohérente avec ce que ressent le corps. Google insiste aussi sur un point très concret : l’intégration native à Android. Les repères peuvent rester visibles partout dans l’interface, y compris au-dessus des éléments système comme la barre d’état ou les notifications. C’est un avantage pratique face à beaucoup d’applications tierces, souvent limitées à leur propre fenêtre.

Google laisse aussi un petit peu de marge côté personnalisation. Toujours d’après l’entreprise, il est possible de modifier l’opacité, la forme et la couleur des points. La fonction peut s’activer automatiquement quand un véhicule en mouvement est détecté, ou être lancée manuellement depuis les Réglages rapides.

Curieusement, Google ne part pas de zéro sur cette idée. Motion Assist fait fortement penser à Vehicle Motion Cues, la fonction comparable qu’Apple a lancée en 2024 avec iOS 18.

Le fait que Google avec Android 17, et Apple avec iOS 18, aient tous deux adopté cette approche montre bien que le mal des transports provoqué par les écrans est en train de devenir un vrai sujet pour l’industrie. Certains travaux cités sur la question estiment qu’environ une personne sur trois y serait particulièrement sensible. Une enquête internationale a aussi montré que 46 % des passagers adultes avaient souffert du mal de voiture au cours des cinq dernières années. Et, selon un clinicien mentionné dans ce cadre, les utilisateurs de la solution d’Apple ont rapporté une baisse des nausées de 30 à 50 % sur les trajets les plus longs.

À la fin août 2026, Motion Assist semble donc encore au tout début de son déploiement, avec des signalements surtout concentrés sur certains Google Pixel sous Android 17. Pour les autres marques Android, la disponibilité selon les modèles, les pays et le rythme de déploiement reste assez floue.

En attendant une diffusion plus large, Motion Assist a déjà un mérite : faire passer une gêne très ordinaire au rang de vraie fonction système, avec une utilité potentielle pour des millions de passagers qui regardent leur téléphone entre deux virages. Mieux vaut quand même rester prudent. On suivra les prochains déploiements de près.

Elon Musk : la phrase virale sur le « pain gratuit » serait fausse

Au moment où nous écrivons, la phrase attribuée à Elon Musk, patron de Tesla, sur la « distribution gratuite de pain » et le remplacement de chaque travailleur par un robot ne peut pas être tenue pour une citation authentifiée. Aucune source solide ne permet, à ce jour, d’en confirmer l’origine. Tout indique plutôt une formule satirique, d’autant que de fausses citations et des montages attribués à Elon Musk circulent sans arrêt en ligne. Prudence, donc.

La formule, elle, résume de façon volontairement provocatrice plusieurs idées qu’Elon Musk a déjà exprimées publiquement, mais en les poussant jusqu’à la caricature.

Et c’est bien ce qui complique les choses. Elon Musk fait partie des figures les plus citées du monde tech, et aussi des plus déformées. Une phrase virale peut être prise pour une déclaration réelle en un rien de temps, surtout quand elle colle à l’image que le public se fait de lui. Nous vous tiendrons informés.

Sur le fond, la citation fait quand même écho à des positions très réelles. Dans des interventions publiques récentes, Elon Musk a rapproché la dépendance aux aides de l’État du système de « distribution gratuite de blé » dans la Rome antique, qu’il a présenté comme l’un des éléments de son déclin. Et, depuis des années, il répète dans ses prises de parole que les logiciels autonomes et la robotique pourraient faire disparaître la majorité des emplois au cours des deux prochaines décennies.

Dans cette perspective, le travail ne s’effacerait pas complètement, mais il deviendrait plus souvent un choix, lié au sens, au statut social ou à l’épanouissement personnel, qu’une obligation pour vivre. C’est là que son discours se tend. D’un côté, Elon Musk met en garde contre une société trop dépendante des transferts publics ; de l’autre, il explique qu’une économie poussée très loin dans l’automatisation pourrait rendre nécessaire une redistribution massive de la richesse produite par les machines.

Il a d’ailleurs défendu, dans plusieurs déclarations publiques, l’idée d’un « revenu universel élevé », au-delà du simple revenu universel de base. Selon lui, si l’abondance devient suffisante, chacun pourrait avoir ses besoins couverts au point que l’argent perde une part de son rôle central dans la vie quotidienne.

Cette vision passe en grande partie par Optimus, le robot humanoïde de Tesla. Musk le présente comme un futur outil polyvalent, pensé pour remplacer l’humain dans un grand nombre de tâches. Il est même allé jusqu’à avancer publiquement que la robotique pourrait représenter jusqu’à 80 % de la valeur de long terme de Tesla.

Mais l’histoire récente de Tesla rappelle aussi ce que coûte une automatisation menée trop loin, trop vite. En 2018, après les retards de production de la Tesla Model 3, Elon Musk avait reconnu que « l’automatisation excessive chez Tesla était une erreur » et que « les humains sont sous-estimés ». Des chaînes de production trop complexes et certains systèmes robotisés avaient alors ralenti la fabrication au lieu de l’accélérer, d’après ses propres déclarations publiques.

Ce qui frappe, d’ailleurs, c’est l’écart entre les annonces spectaculaires sur la fin du travail et la méthode désormais appliquée dans l’usine Tesla, bien plus prudente. Depuis, l’approche industrielle de Musk s’est resserrée autour d’un ordre simple : d’abord remettre le processus en question, ensuite le simplifier, puis l’accélérer, et seulement après l’automatiser.

Le débat, lui, reste entier. Pour ses partisans, Elon Musk alerte sur un bouleversement inévitable du marché du travail. Pour ses détracteurs, il minimise les obstacles techniques, les risques d’inégalités et la difficulté de construire un système réellement juste dans une économie dominée par les robots.

Trump vise Mars : 1.000 lancements spatiaux par an d’ici 2030

Selon les orientations affichées par l’administration Trump, les États-Unis devraient dépasser les 1.000 lancements spatiaux par an d’ici 2030, tout en accélérant l’envoi de robots, puis d’humains, vers Mars.

Pour le spatial américain, déjà tiré vers le haut par la montée en puissance des groupes privés, on parle d’un vrai changement d’échelle.

Passé l’effet d’annonce, cette ligne défendue par l’administration Trump peut déboucher sur des effets très concrets, sur la réglementation, sur les infrastructures de lancement, sur les marchés publics, mais aussi sur le rythme des futures missions de la NASA.

L’idée, au fond, tient en peu de mots : raccourcir les délais administratifs, augmenter la cadence des vols et convertir l’avance industrielle américaine en position dominante qui dure.

Un objectif inédit pour l’industrie spatiale américaine

Passer la barre des 1.000 lancements par an en moins de cinq ans représenterait un saut spectaculaire.

Les États-Unis dominent déjà le marché mondial des mises en orbite, largement grâce à SpaceX. Mais atteindre un tel volume demanderait bien autre chose qu’une hausse graduelle.

Il faudrait ouvrir davantage de fenêtres de tir, moderniser les bases de lancement, faire circuler les autorisations plus vite et mieux coordonner les agences fédérales.

La Federal Aviation Administration (FAA), qui supervise notamment une partie des autorisations liées aux lancements commerciaux, pourrait se retrouver en première ligne dans cette accélération.

Pour les entreprises du secteur, l’enjeu dépasse de loin un simple gain de cadence.

Un rythme plus soutenu profiterait aux opérateurs de satellites, aux fournisseurs de composants, aux groupes de défense et aux acteurs du tourisme spatial.

Il pourrait aussi creuser encore l’écart entre les poids lourds déjà installés et les nouveaux entrants. Dans ce secteur, les barrières techniques et financières restent, de toute façon, très hautes.

Mars redevient une priorité politique

L’autre versant du plan présenté par l’administration Trump n’est pas moins ambitieux : raccourcir le calendrier des missions vers Mars, d’abord robotisées, puis habitées.

La planète rouge revient donc au centre du récit spatial américain, avec un message politique sans détour : les États-Unis doivent être les premiers à y envoyer des astronautes.

Sur le terrain, accélérer un programme martien oblige à trancher sur des sujets lourds.

Il faut financer les technologies de transport de longue durée, la survie des équipages, les systèmes d’atterrissage capables de gérer des charges importantes, la production d’énergie sur place, ainsi que toute la logistique du retour.

Et ce recentrage pourrait aussi rebattre les cartes entre la Lune, jusque-là au cœur de nombreux programmes, et Mars, qui continue d’aimanter bien davantage l’imaginaire du public.

Ce que cela change pour la NASA et les groupes privés

Avec une telle feuille de route, le rôle des partenaires industriels serait mécaniquement renforcé.

SpaceX apparaît comme l’un des bénéficiaires les plus évidents, vu son rythme de lancement, déjà sans équivalent, et ses ambitions martiennes affichées depuis longtemps.

Mais Blue Origin, United Launch Alliance (ULA) et d’autres entreprises pourraient elles aussi profiter d’une demande fédérale plus soutenue.

Pour la NASA, la vraie difficulté sera de faire tenir ensemble l’ambition politique et la réalité budgétaire.

Accélérer les missions martiennes tout en soutenant un écosystème capable d’atteindre 1.000 lancements par an exigera des investissements massifs et des choix nets.

Les partisans du projet y voient une manière de pousser l’innovation et l’emploi. D’autres appellent à la prudence.

Les critiques, eux, alertent sur les risques de sécurité, sur la pression exercée sur la régulation et sur la difficulté de tenir un calendrier aussi serré.

Si Washington suit réellement cette ligne, les prochaines années pourraient redessiner non seulement l’économie spatiale américaine, mais aussi la course mondiale vers Mars.

GrapheneOS arrivera sur Motorola dès 2027 : 7 ans de mises à jour minimum

D’après sa feuille de route, GrapheneOS, l’OS connu pour son approche très stricte de la sécurité et de la confidentialité, vise une prise en charge de futurs smartphones Motorola à partir de 2027. Ce serait un vrai tournant pour l’une des alternatives à Android les plus réputées sur ce terrain, jusqu’ici restée presque entièrement centrée sur les Pixel de Google.

En revanche, le projet ne parle pas des Motorola actuellement en vente.

GrapheneOS explique que cette compatibilité dépendra de nouveaux modèles capables de répondre à des exigences matérielles particulièrement élevées. La première est claire : 7 ans de mises à jour logicielles et de correctifs de sécurité. Pour le projet, c’est le minimum s’il veut garantir une protection qui tienne dans la durée. Motorola se rapprocherait alors des standards que Google a installés avec les Pixel, et que certains Galaxy haut de gamme de Samsung ont aussi adoptés.

Autre point mis en avant par GrapheneOS, ces appareils devront embarquer des protections avancées attendues sur les prochaines générations de puces Snapdragon premium de Qualcomm.

Le projet cite notamment le MTE, pour Memory Tagging Extension, une technologie pensée pour limiter certaines familles de failles mémoire parmi les plus sensibles sur mobile.

Et la feuille de route ne s’arrête visiblement pas aux smartphones classiques.

GrapheneOS prévoit aussi de gérer les pliants de Motorola, en particulier les Razr et Razr Ultra. Ce n’est pas anodin, parce que ces appareils restent souvent traités à part, aussi bien dans les politiques de suivi logiciel que dans le monde du développement alternatif. Si le calendrier annoncé tient, Motorola pourrait devenir l’un des très rares constructeurs à offrir, à terme, une véritable option centrée sur la sécurité sur des formats pliants destinés au grand public.

Toujours d’après GrapheneOS, le premier appareil compatible serait malgré tout un modèle haut de gamme plus classique, attendu pour 2027.

Les pliants arriveraient ensuite, une fois la base technique consolidée et le travail de portage suffisamment stabilisé. Motorola devrait aussi mettre des ressources d’ingénierie sur la table pour aider au portage et à la maintenance de GrapheneOS, au lieu de laisser toute la charge à la communauté. Ce soutien pourrait faire gagner du temps, y compris pendant des transitions matérielles parfois délicates, même sur les nouveaux Pixel de Google.

Au-delà de la prise en charge de GrapheneOS elle-même, ce type de collaboration pourrait finir par influencer la version standard d’Android chez Motorola, avec des fonctions de sécurité et de confidentialité qui seraient ensuite étendues à un plus grand nombre de modèles.

Mieux vaut donc ne pas s’emballer. Personne n’installera GrapheneOS sur un Motorola dès demain matin. Mais à partir de 2027, si les plans actuels se confirment, la marque pourrait bien devenir la première alternative vraiment crédible aux Pixel pour les utilisateurs les plus attentifs à la sécurité, pliants compris.

Galaxy S27 Ultra : des rendus fuités relancent déjà les critiques sur un design à l’iPhone

Des rendus non officiels du Samsung Galaxy S27 Ultra circulent en ligne, et ils montrent un dos marqué par un large module photo d’un seul tenant. D’après les rumeurs, le prochain haut de gamme de Samsung arriverait au début de 2027. Si cela se confirme, la marque laisserait de côté les capteurs séparés qui faisaient jusque-là partie de l’identité visuelle des modèles Ultra. Forcément, les comparaisons avec l’iPhone d’Apple ont déjà commencé.

C’est surtout là que le sujet accroche. Sur les réseaux sociaux, comme chez plusieurs commentateurs tech, ce nouveau bloc rectangulaire aperçu sur les rendus fait immédiatement penser aux iPhone récents. Les accusations de copie ont donc refait surface, alors même que le téléphone n’a toujours pas été officialisé.

Pour l’instant, l’accueil est partagé, et souvent assez dur. Plusieurs internautes jugent que Samsung prendrait le risque de diluer sa propre identité visuelle avec un choix trop proche de celui d’Apple. Le leaker Ice Universe, souvent bien renseigné sur les produits Samsung, aurait même anticipé un rejet assez net de ce design.

À l’heure actuelle, Samsung n’a encore rien validé publiquement. On parle toujours de rendus et de rumeurs relayés en ligne, pas d’éléments confirmés par la marque. Mieux vaut donc garder un peu de recul.

Si ces visuels disent vrai, le Samsung Galaxy S27 Ultra signerait quand même la plus grosse rupture esthétique opérée par Samsung depuis plusieurs générations. Le simple passage à un module photo unique changerait tout de suite la silhouette de l’appareil. Nous vous tiendrons informés.

Un autre détail a été relevé sur ces images : on distingue apparemment un anneau circulaire au dos du smartphone. De quoi relancer l’hypothèse d’une compatibilité avec le standard de recharge sans fil Qi2, qui apporte un alignement magnétique pour la recharge et pour les accessoires, comme les batteries externes, les supports ou les portefeuilles magnétiques. L’idée rappelle évidemment ce que propose déjà le MagSafe d’Apple.

Pour Samsung, ce serait loin d’être anecdotique. Le Qi2 fait justement partie des ajouts que beaucoup attendent sur les smartphones Android premium.

Et ce nouveau bloc photo n’aurait peut-être pas été pensé seulement pour le look. Plusieurs analyses avancent qu’un module plus grand pourrait permettre à Samsung d’intégrer des capteurs plus imposants, l’électronique nécessaire au Qi2, un système de refroidissement revu à la hausse, voire une batterie de plus grande capacité.

Le marché du smartphone est aujourd’hui très mature, et les contraintes matérielles poussent presque tous les fabricants vers des modules photo de plus en plus massifs. Vu sous cet angle, le Samsung Galaxy S27 Ultra illustrerait peut-être avant tout une forme de convergence dans le design, plus qu’une simple imitation.

Sur la photo aussi, les rumeurs parlent d’un ensemble simplifié. Samsung pourrait supprimer le téléobjectif 3x pour passer à trois capteurs arrière : un module principal de 200 Mpx, un ultra grand-angle de 50 Mpx et un téléobjectif de 50 Mpx.

D’autres fuites vont dans le même sens sur la gamme elle-même. Samsung préparerait une famille Galaxy S27 déclinée en quatre modèles, avec l’arrivée d’un Samsung Galaxy S27 Pro aux côtés des Samsung Galaxy S27, Samsung Galaxy S27+ et Samsung Galaxy S27 Ultra. Ce modèle Pro reprendrait une partie des fonctions de l’Ultra, mais sans S Pen. Une chose ressort déjà de tout ça : si Samsung adopte vraiment ce design, le débat sur sa ressemblance avec l’iPhone va encore monter d’un cran.

Sony Xperia 10 VIII: son design a fuité avant l’annonce du 25 août

Le Sony Xperia 10 VIII s’est montré un peu trop tôt, via une image en fuite apparue sur le Web puis largement reprise en ligne, alors que son annonce officielle est attendue pour le 25 août 2026. Première impression: le prochain milieu de gamme de Sony ressemble beaucoup, vraiment beaucoup, au Sony Xperia 10 VII. De quoi renforcer l’idée d’une mise à jour prudente.

Xperia Companion Télécharger

Le visuel qui a circulé avant l’événement montre un smartphone fidèle aux choix esthétiques récents de Sony: des bords plats, des lignes très sobres, et un bloc photo arrière disposé à l’horizontale.

Pour les amateurs du style Xperia, c’est plutôt rassurant. Pour ceux qui attendaient un vrai virage, l’accueil risque d’être bien plus tiède.

Et la ressemblance avec le Sony Xperia 10 VII ne concernerait pas seulement l’apparence. Si l’on se fie aux rumeurs autour de sa fiche technique, le Sony Xperia 10 VIII pourrait reprendre la même puce Snapdragon 6 Gen 3, avec toujours 8 Go de RAM.

Dans ce cas, le gain en performances brutes d’une génération à l’autre serait à peine perceptible.

Les autres éléments évoqués jusqu’ici vont dans la même direction: écran OLED de 6,1 pouces, batterie de 5 000 mAh. Sur le papier, l’ensemble tient la route pour un smartphone de milieu de gamme, mais on n’a pas vraiment le sentiment de voir un modèle qui franchit un cap.

C’est aussi l’impression qui ressort des premiers retours d’observateurs du secteur. Le Sony Xperia 10 VIII aurait tous les traits d’une évolution incrémentale, pensée pour faire avancer la gamme sans trop s’exposer, bien plus que pour redonner de l’élan à la série Xperia 10.

Pour l’instant, Sony n’a rien confirmé officiellement au sujet de ces caractéristiques. Mieux vaut donc garder une certaine réserve.

Si le design, la puce et la mémoire restent presque inchangés, le constructeur japonais devra probablement faire valoir des améliorations moins visibles pour justifier cette nouvelle référence: traitement photo, calibration de l’écran, autonomie en usage réel, ou encore optimisation logicielle.

Le Sony Xperia 10 VIII pourrait malgré tout trouver son public. Surtout chez ceux qui restent attachés à l’approche minimaliste de Sony, à ses formats compacts, et à quelques détails devenus rares ailleurs, comme la prise jack 3,5 mm ou la compatibilité avec les cartes microSD. Nous vous tiendrons informés.

Cette fuite prend aussi place dans un cadre plus large. L’activité smartphone de Sony cherche désormais avant tout à rester rentable sur certains marchés ciblés, en particulier au Japon ainsi que dans plusieurs pays d’Europe et d’Asie.

Avec moins de 1 % de part de marché mondiale, d’après les estimations du secteur, la marque ne semble plus vouloir affronter directement les leaders. Et selon les informations qui ont fuité en ligne, le Sony Xperia 10 VIII ne serait pas destiné à une commercialisation officielle aux États-Unis.

Reste à voir si Sony a gardé une surprise pour le 25 août 2026, mais à ce stade, tout laisse penser qu’on aurait surtout affaire à un Sony Xperia 10 VII légèrement retouché.

Nvidia pourrait augmenter de plus de 15 % le prix de ses serveurs début 2027

D’après plusieurs rapports récents du secteur, Nvidia aurait prévenu certains de ses plus gros clients qu’une hausse de prix de plus de 15 % se préparait sur une partie de ses serveurs pour centres de données, avec des livraisons prévues au début de 2027. Les prochaines générations Nvidia Vera Rubin et Nvidia Grace Blackwell seraient visées. Microsoft, Google et Oracle feraient partie des premiers clients concernés, toujours d’après ces informations, et les avis de hausse auraient aussi été relayés par les partenaires chargés de l’assemblage des serveurs.

Nvidia relève le prix de ses serveurs Vera Rubin et Grace Blackwell

Ce qui pousserait les prix vers le haut, d’après ces mêmes informations, c’est d’abord l’explosion du coût de la mémoire, surtout la mémoire à haute bande passante, la HBM. Ce composant est devenu indispensable dans les accélérateurs récents. C’est aussi l’un des plus compliqués à sécuriser en gros volumes.

Pour Nvidia, l’enjeu est loin d’être marginal. Selon des estimations d’analystes, la mémoire pourrait peser jusqu’à 62 % du coût total d’une plate-forme Vera Rubin. Dit plus simplement, quand les fournisseurs relèvent leurs tarifs, la facture finale grimpe presque automatiquement pour les clients.

Une pénurie de mémoire qui ne décroche pas

Sur le marché, certains analystes parlent déjà de « RAMageddon ». La demande venue des centres de données a mis toute la chaîne sous tension, et pas seulement sur la HBM. D’après des projections du secteur, les prix contractuels de la DRAM classique devaient encore monter de 58 % à 63 % au deuxième trimestre 2026, après une première hausse déjà massive de 90 % à 95 % au premier trimestre de cette même année.

Mais le vrai point de blocage reste la HBM.

Si l’on en croit les informations qui circulent dans le secteur, SK Hynix, l’un des fournisseurs les plus importants sur ce segment, aurait vendu la totalité de sa capacité de production pour 2026 dès le mois d’octobre précédent. Plusieurs observateurs pensent aussi que cette période de pénurie pourrait durer jusqu’à l’arrivée de nouvelles capacités industrielles, et sans doute pas avant 2029 ou 2030.

Les géants du cloud prennent le choc de plein fouet

Pour les grands opérateurs de centres de données, le timing est mauvais. Les budgets matériels sont déjà mis à rude épreuve par le prix des composants, la facture énergétique et des délais d’approvisionnement qui restent tendus. Sur des systèmes de cette catégorie, une hausse de plus de 15 % peut très vite représenter des centaines de millions de dollars supplémentaires à l’échelle d’un déploiement mondial.

Pour l’instant, les informations disponibles ne permettent pas encore de savoir précisément quelle sera l’ampleur des hausses selon les configurations. Plus surprenant, même les clients qui regarderaient du côté d’AMD ou de puces conçues en interne resteraient, à des degrés divers, tributaires de la même chaîne d’approvisionnement en HBM, d’après plusieurs observateurs du secteur.

Mieux vaut donc rester prudent. Tant que l’offre de mémoire ne rattrapera pas la demande, le marché des serveurs accélérés a de bonnes chances de rester coûteux, instable et compliqué à planifier, si l’on suit les tendances décrites dans ces rapports du secteur. On continuera de suivre le dossier et de vous tenir au courant.