D’après Project Cloud Games, le réalisateur In-hyeok Park a confirmé, à l’heure où nous publions ces lignes, que The Relic: First Guardian a bien eu recours à des outils d’intelligence artificielle au tout début de son développement. Il assure toutefois qu’« aucun de ces éléments n’est présent dans la version finale commercialisée ».
Cette prise de parole arrive après les doutes exprimés par plusieurs joueurs. The Relic: First Guardian peinait déjà à convaincre les amateurs les plus pointilleux de Soulslike, et certains visuels promotionnels avaient en plus été jugés douteux.
Dans le détail, In-hyeok Park évoque un usage très limité, restreint à des concepts pour les écrans de chargement, à quelques icônes d’objets consommables et à un appui initial pour la localisation des textes. Project Cloud Games explique que ces ressources ont servi à faire avancer plus vite la préproduction ou à couvrir certaines étapes provisoires, avant d’être remplacées. Les textes localisés, de leur côté, auraient tous été relus et corrigés manuellement par l’équipe de développement avant la sortie, toujours d’après le studio.
Sur le principe, cette mise au point aurait pu suffire à calmer le débat. Dans les faits, elle n’a pas vraiment éteint les critiques. Une partie de la communauté, ainsi que certains testeurs, continue de relever des éléments jugés suspects, en particulier plusieurs illustrations visibles sur les écrans de chargement.
Plus étonnant encore, le doublage a lui aussi paru artificiel à plusieurs joueurs. De quoi nourrir un peu plus les doutes sur le niveau réel de transparence du studio. Mieux vaut donc rester prudent.
Cela dit, la controverse autour de l’IA n’explique pas, à elle seule, la mauvaise réception du jeu. À sa sortie, The Relic: First Guardian a surtout été très mal accueilli pour ses soucis techniques, ses performances jugées insuffisantes et un système de combat que beaucoup ont trouvé lourd, voire maladroit.
le débat sur les outils de génération est donc venu s’ajouter à une méfiance déjà bien installée autour d’un lancement fragile. Pour beaucoup de joueurs, l’état global de The Relic: First Guardian a compté bien davantage dans le jugement final que la seule question des ressources visuelles ou textuelles utilisées pendant le développement.
L’affaire s’inscrit aussi dans un débat plus large, qui traverse en ce moment toute l’industrie du jeu vidéo. Pour les petits studios, ces outils peuvent faire gagner du temps et alléger une partie de la charge de production. Le camp d’en face y voit au contraire un risque: direction artistique affaiblie, assets de faible qualité banalisés, et relation de confiance plus floue entre les créateurs et leur public.
Certaines études souvent citées sur le sujet, sans être détaillées ici, avancent même autre chose: les jeux qui déclarent ce type d’usage sur des plateformes comme Steam auraient tendance à recevoir moins d’avis et à afficher des notes moyennes plus basses. Le stigmate, lui, semble donc toujours bien présent.
À l’heure où nous écrivons, on ne connaît pas encore l’impact financier exact de cette polémique pour Project Cloud Games et Perp Games. Le rôle précis de l’éditeur Perp Games dans ce lancement n’a pas été détaillé publiquement, et Project Cloud Games n’a toujours pas fourni d’explication complète sur les causes exactes des problèmes techniques signalés au moment de la sortie.
Nous vous tiendrons informés.
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