Tim Sweeney, PDG d’Epic Games, a durement critiqué les législateurs américains qui cherchent à interdire l’application Twitter et son outil d’intelligence artificielle Grok, au milieu d’une controverse croissante sur l’utilisation de cette technologie pour créer des images compromettantes d’enfants. Sweeney s’est exprimé sur Twitter, insistant sur le fait que la censure des plateformes par les politiciens répond à un « capitalisme de connivence », dans un environnement où les opposants politiques sont la cible de demandes de censure sélectives.
Un PDG très désinhibé
L’outil Grok a été pointé du doigt pour avoir généré du contenu inapproprié, y compris des images sexualisées d’enfants, ce qui a entraîné une forte condamnation publique. Des organisations comme la RAINN (Réseau d’Abus, d’Inceste et de Viol Viol) définissent le Matériel d’Abus Sexuel Enfantin (CSAM) comme un contenu qui sexualise ou exploite des mineurs, englobant à la fois du matériel réel et synthétique. À la suite de cette controverse, l’application X a mis en place un mur payant pour limiter la génération d’images avec Grok, ce qui suggère que la plateforme tire désormais un bénéfice économique de ce contenu offensant.
Le débat a suscité des réactions au sein de la communauté. Certains critiques, comme Patrick Klepek, ancien rédacteur en chef de Waypoint, ont remis en question les priorités de Sweeney à la tête d’une entreprise qui produit des jeux vidéo destinés à un public jeune. De son côté, Sweeney, en défendant les plateformes ouvertes et la liberté d’expression, a souligné que toutes les IA ont connu des moments où elles s’écartent de leurs paramètres de sécurité, tout en insistant sur le fait que cela ne justifie pas la création de contenu pour les pédophiles.
Paradoxalement, Epic Games a imposé des restrictions dans sa propre boutique pour l’art considéré comme transgressif, ce qui contraste avec son appel à la liberté d’expression. Cela soulève des réflexions sur la valeur de la liberté numérique face à la responsabilité dans la régulation du contenu en ligne.