Le monde des jeux vidéo fait face à un nouveau défi lié à la censure et au contenu mature, comme le montre le récent retrait du jeu Horses de plateformes telles que Steam et Epic. Cet événement a suscité un débat significatif autour de la viabilité des titres d’horreur dans l’environnement numérique actuel. Talha Kaya et Jack Co, développeurs du prochain jeu d’horreur Abide, ont été très vocaux sur la pression qu’ils ressentent concernant l’acceptation du contenu transgressif dans l’industrie.
Ils craignent que leur jeu puisse connaître le même sort que Horses
Kaya, qui a apprécié Horses, a défendu le travail de ses créateurs, affirmant qu’ils méritent une place dans les boutiques numériques. « Je pense que c’est un bon jeu et qu’il n’y a pas de contenu pornographique. Il devrait être disponible », a-t-elle commenté. Pour sa part, Jack King-Spooner a critiqué la perception des jeux vidéo comme un simple divertissement pour enfants et a soutenu que cette vision est à l’origine des restrictions sur des titres plus audacieux.
Les deux développeurs sont en pleine campagne de financement sur Kickstarter pour Abide, un jeu qui promet un contenu troublant. Sur leur page, ils ont averti au sujet du climat de censure qui affecte l’industrie. « Les jeux d’horreur sont sous pression pour être supprimés en raison de leur nature mature », ont-ils souligné, en référence à Horses.
Les avis sur Horses sont divers ; tandis que Kaya et King-Spooner trouvent du mérite dans son approche, la critique Maddi Chilton soutient que le véritable problème réside dans le rythme du jeu, qui ne permet pas de construire la tension nécessaire entre ses scènes les plus percutantes. Ce frein pourrait être l’une des raisons derrière sa controverse et son éventuelle suppression des plus grandes plateformes.
Alors qu’Abide cherche à atteindre ses objectifs de financement, l’avenir de l’horreur dans le monde des jeux vidéo semble incertain, mais prêt à défier les normes établies.