Une étude récente d’Enhancv a remis en question le mythe persistant selon lequel les Systèmes de Suivi des Candidatures (ATS) rejettent automatiquement la plupart des CV avant qu’ils ne soient examinés par un humain.
Lors d’entretiens avec 25 recruteurs et professionnels des ressources humaines aux États-Unis, 92 % des personnes interrogées ont indiqué que leurs systèmes ne rejettent pas automatiquement les CV en fonction du format ou du contenu.
La principale raison du rejet, selon les informations, est le volume écrasant de demandes et l’opportunité de présentation.
Ce n’est pas l’IA : c’est l’excès de candidats
Le rapport, intitulé « Le Mythe du Rejet par ATS », offre une vision plus claire sur le fonctionnement des processus de recrutement en pratique. La plupart des plateformes modernes d’ATS fonctionnent comme des outils organisationnels et seule une petite fraction est configurée pour effectuer des filtrages automatiques. Parmi l’ensemble des recruteurs interrogés, à peine 8 % utilisent des systèmes stricts qui appliquent des seuils de correspondance.
L’étude révèle également que l’utilisation de scores basés sur l’intelligence artificielle (IA) a un impact limité sur le processus de décision en matière de recrutement.
Bien que 44 % des recruteurs mentionnent que leur logiciel inclut des outils de notation, plus de la moitié désactive ou ignore ces métriques. Seul 8 % considère ces scores comme décisifs pour leur processus de sélection.
La grande majorité des personnes interrogées s’accorde à dire qu’un format clair et concis est crucial. Les CV excessivement stylisés ou générés par IA sont perçus négativement, tandis que les présentations personnalisées et le contact via LinkedIn peuvent aider les candidats à se démarquer.
L’étude souligne également que 68 % des recruteurs attribuent la propagation du mythe à des publications sur les réseaux sociaux, alimentant ainsi la demande de services qui promettent d’être « à l’épreuve des ATS ».