Te souviens-tu de l’époque où Dragon Ball se limitait à quelques photocopies piratées dans les salons de manga ? Eh bien, depuis, les otakus sont devenus une légion. En fait, l’anime est passé d’un phénomène de culte à un pilier fondamental de l’offre de contenus de Netflix, atteignant plus de 50 % de ses utilisateurs dans le monde. Avec une base d’environ 300 millions d’abonnés, cela signifie que plus de 150 millions de foyers ont consommé au moins une série ou un film d’anime sur la populaire plateforme de streaming. En 2024, Netflix a battu des records de visionnage avec des titres comme JoJo’s Bizarre Adventure et Tragones y mazmorras, dépassant même Crunchyroll en revenus générés par ce contenu.
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La croissance de l’anime s’est également reflétée dans le classement général, où 33 séries ont trouvé leur place dans le Top 10 mondial des langues non anglaises au cours de l’année dernière, mettant en avant Sakamoto Days, qui est resté dans la liste pendant dix semaines dans plus de 50 pays, y compris des marchés clés comme le Japon, la France et l’Argentine.
Un facteur clé de cette montée a été le doublage, car entre 80 % et 90 % des spectateurs préfèrent regarder de l’anime doublé dans leur langue maternelle. Netflix a répondu à cette demande en proposant des versions doublées en plus de 30 langues, et même en lançant des doublages en simulcast, comme c’est le cas de Dandadan.
Malgré le succès, de nombreuses productions font encore face à des défis en matière de promotion et de lancement. Des séries populaires comme Yaiba sont arrivées tard sur la plateforme à l’international, ce qui remet en question la stratégie marketing de Netflix dans ce domaine. La nécessité de repenser la publicité et les sorties d’anime est évidente, étant donné que beaucoup de ces joyaux pourraient passer inaperçus s’ils ne reçoivent pas l’attention qu’ils méritent. Si Netflix parvient à affiner son approche, l’anime pourrait continuer à se consolider comme un véritable phénomène culturel à travers le monde.