Lors d’une récente discussion au BFI Southbank de Londres, le réalisateur acclamé Ridley Scott a partagé sa vision critique sur l’état actuel de l’industrie cinématographique. À 86 ans, Scott, connu pour des chefs-d’œuvre comme Alien, Blade Runner et Gladiator, ne s’est pas montré complaisant en évaluant le grand volume de films qui se produisent aujourd’hui. Selon ses mots, « la quantité de films qui se font de nos jours, littéralement à l’échelle mondiale : des millions. La plupart sont des déchets ».
Le réalisateur d’Alien et Gladiator n’est pas pour tant de bêtises
Scott a souligné que beaucoup de ces productions dépendent trop des effets numériques, négligeant l’aspect fondamental de tout film : un bon scénario. « Ce qu’ils n’ont pas, c’est quelque chose de bon sur papier. Mettez-le sur papier ! », a-t-il conclu, soulignant sa conviction que la création d’histoires solides est essentielle pour l’art cinématographique.
Le réalisateur a également abordé la question de la consommation de produits médiocres par le public. Il a affirmé que l’audience s’est habituée à accepter un standard plus bas au cinéma, contribuant ainsi à « un effondrement dans la médiocrité ». Cependant, malgré sa critique du paysage actuel, Scott a exprimé son enthousiasme indéfectible pour le cinéma. « Je ne vais pas prendre ma retraite. Je suis déjà en train d’essayer d’écrire Gladiator 3 », a-t-il déclaré, montrant son engagement continu envers l’industrie.
Une stratégie personnelle pour faire face à la saturation actuelle de médiocrité est de revoir ses propres films, ce qui, selon lui, le surprend parfois. Cette réflexion révèle non seulement la passion de Scott pour son travail, mais aussi son désir d’élever le niveau du cinéma à une époque où la quantité semble prévaloir sur la qualité. Alors qu’il avance dans Gladiator 3, l’attente pour son prochain projet est intense, surtout compte tenu de ses critiques acerbes sur l’état du cinéma contemporain.