Disney a pris des décisions créatives significatives en adaptant l’œuvre de Dodie Smith 101 Dalmatiens et sa suite. Bien que l’histoire originale présente des éléments intrigants et profonds, les versions cinématographiques choisissent une approche plus légère et accessible pour le jeune public. En particulier, la suite s’éloigne considérablement de l’intrigue décrite par Smith, se concentrant sur des situations et des personnages qui n’existent pas dans le livre.
Une intrigue des plus… particulières
Dans l’intrigue originale, The Starlight Barking, un événement catastrophique est introduit où tous les êtres vivants sont mis en pause, permettant aux chiens d’acquérir des pouvoirs spéciaux comme la télépathie et la capacité de voler. Cette narration philosophique explore la relation entre les humains et les animaux de compagnie, et présente une critique sur l’autodestruction de l’humanité dans le contexte de la Guerre froide et des menaces nucléaires, des éléments que Disney a jugés trop sombres pour un film pour enfants.
Le récit prédit que les chiens doivent choisir entre abandonner leurs maîtres humains pour vivre dans un monde utopique ou rester et affronter un avenir sombre. Ce dilemme profond se perd complètement dans la suite de Disney, qui opte pour une approche plus superficielle. Alors que le livre nous pousse à une réflexion existentielle, le film privilégie un ton plus léger, d’aventures et d’humour.
L’histoire du film original est gravée dans la mémoire collective, avec les personnages Pongo et Perdita, et leur portée de chiots enlevés par Cruella de Vil. Cependant, dans la suite, la narration s’éloigne de ces événements, incorporant des rebondissements qui ne se trouvent pas dans l’œuvre littéraire, comme la supposée thérapie comportementale de Cruella, ce qui introduit une dynamique complètement différente à l’histoire.
En résumé, l’adaptation cinématographique de Disney de 101 Dalmatiens et sa suite ont varié considérablement du matériel original, laissant de côté des concepts philosophiques profonds au profit d’une narration plus accessible et divertissante.