Android 6.0 Marshmallow: tout ce qu’il faut savoir sur le successeur de Lollipop

Android 6.0 Marshmallow est déjà là. Le successeur de Lollipop apporte, bien entendu, son lot de nouveautés destinées à fluidifier l’expérience Android. Nous avons passé au crible la liste de ces optimisations pour en condenser ici l’essentiel en 5 points.

Les premiers smartphones et tablettes à bénéficier de ce nouveau système d’exploitation sont évidemment les Nexus, et plus concrètement les Nexus 5, 6 (2013), 9 et le Nexus Player.

Samsung: Galaxy S6 Edge, Galaxy S6 Edge+, Galaxy S5, Galaxy Note 4, Galaxy Alpha

LG: G3, G4, G Flex 2.

HTC: One M8, One M8 Eye, One M9, One M9+, One E8 et les Desire 816, 820 et 826.

Motorola: Moto G (2e et 3e génération), Moto X (2e génération), Moto X Pure, Moto X Play et Moto E (2e génération).

Huawei: Mate S, Mate 7, Ascend P8

D’autres marques seront bientôt ajoutées à cette première liste.

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1. Un économiseur (officiel cette fois) de batterie

Vous avez sans doute équipé votre Android d’une application visant à ménager la batterie de l’appareil ou d’un cleaner qui assume aussi ce type de fonction. Android 6.0 Marshmallow l’inclut dans la gamme de ses fonctionnalités de série. Baptisée Doze, l’appli veille à économiser l’énergie du smartphone lorsqu’il est au repos. Elle sera doublée d’App Standby, qui s’occupera des applications tournant en arrière-plan.

android-marshmallow-22. Un assistant qui joue vraiment son rôle

Cette assistant de Google Now s’appelle Now on Tap. Son rôle est de scanner les informations livrées par vos applications pour vous assister dans votre vie quotidienne, tout cela en fonction des résultats des recherches de Google.

Un exemple? Imaginez qu’un contact dans un groupe de WhatsApp vous propose d’aller voir un film au ciné. Google va chercher des infos sur les salles de cinéma de votre ville, vous proposer les films au programme et va même se permettre de vous en recommander quelques-uns en fonction des notes et commentaires postés par les utilisateurs sur des sites comme Allociné. Quand vous aurez fait votre choix, Google Now ajoutera la date et le lieu dans votre calendrier.

android-marshmallow-33. Des liens qui s’ouvrent directement

Un des problèmes d’Android est que souvent, quand vous cliquez sur un lien de Twitter ou Facebook, le système ne vous redirige pas tout de suite là où il faut, mais vous demande avec quelle appli vous souhaitez ouvrir ce lien. Une étape dont on se passerait volontiers. Marshmallow la supprime donc: les développeurs des applis décideront, à votre place, que ce lien s’ouvrira dans telle ou telle appli. Une décision qui va sans doute nous faire gagner du temps.

4. Plus de personnalisation (sans lanceur d’applis)

Marshmallow 6.0 sera la version d’Android qui apportera le plus d’options de personnalisation des menus. On s’en apercevra tout de suite dans le menu des réglages rapides et dans la barre d’état du système. Vous pourrez décider d’y afficher les éléments que vous souhaitez réellement avoir sous les yeux et supprimer ceux que vous n’utilisez jamais (comme le Bluetooth, par exemple). Plus besoin donc de recourir aux launchers pour parvenir à ce résultat.

5. Les autorisations des applis seront (enfin!) plus transparentes

Dernier point de cette liste, et pas des moindres: la sécurité. Vous le savez, beaucoup d’applications demandent des permissions complètement aberrantes au moment de l’installation (une lampe-torche qui veut accéder à votre liste de contacts, par exemple). Google y met enfin un peu d’ordre et, avec Marshmallow, les autorisations demandées seront affichées dans les informations de chaque application.

La sécurité vous préoccupe? Découvrez notre sélection de 7 applications pour renforcer la sécurité de votre smartphone ou tablette Android.

Un malware frappe à la porte de votre Android, vous le laissez entrer?

Chaque fois que l’on installe une application, il faut valider des permissions pour cette dernière. Que signifient-elles en réalité? Supposent-elles un danger pour votre sécurité ou votre vie privée?

Pour utiliser la caméra, la connexion à internet et autres fonctionnalités de votre smartphone, les applications demandent des permissions au système Android. Les applis s’installent uniquement si vous les accordez, et on peut seulement les accepter ou les refuser en bloc: c’est tout ou rien. Le problème, c’est quand une appli combine de nombreuses autorisations: les vérifier en détail est un exercice fastidieux, et on finit souvent par accepter tout sans y prêter attention.

Permissions - Google Play

Accorder les permissions à la légère peut avoir des conséquences désagréables, comme l’envoi de SMS ou la subtilisation de données personnelles, comme c’est arrivé avec ce virus. Vérifier les autorisations est une tâche qui prend moins d’une minute et peut vous éviter bien des désagréments à l’avenir (comme d’avoir à modifier tous ses mots de passe).

Mieux vaut donc passer en revue les permissions les plus souvent sollicitées par les applis. Voici la liste, accompagnée du détail des risques liés à ses autorisations, et quelques conseils pour s’en prémunir.

Achats intégrés: attention aux extorsions et aux arnaques

Derrière l’intitulé pourtant clair des “achats intégrés”, Android autorise les applis à effectuer des transactions sans passer par Google Play. Un jeu comme Candy Crush Saga, par exemple, permet d’acheter des objets qui aident à passer des niveaux, mais il existent d’autres applis qui utilisent ce procédé pour extorquer de l’argent sous couvert de  fonctionnalités parfois factices.

Le malware Fakedefender, par exemple, était un faux antivirus qui affichait des alertes de sécurité et proposait de nettoyer le téléphone, moyennant une transaction via l’application. Il existe également des jeux en apparence complets, qui proposent des achats intégrés depuis l’appli: lorsqu’un enfant y joue, il arrive parfois qu’il réalise un achat sans même s’en rendre compte.

Android Defender, le faux antivirus qui abusait des achats intégrés

Pour éviter les problèmes liés aux achats intégrés, il est possible d’activer la protection par mot de passe de Google Play. Cela évite au passage la plupart des achats compulsifs. Et surtout, il faut veiller à ne pas se laisser berner par les fausses promesses des applis.

Données mobiles et Wifi: la grande évasion des données perso?

Les autorisations de données mobiles et d’accès au Wifi sont relativement inoffensives, car elles sont nécessaires à la connectivité des applications. N’importe quelle appli qui se connecte à internet doit les solliciter. Or, ces permissions peuvent se révéler dangereuses lorsque, combinées avec d’autres, elles donnent le feu vert à l’appli pour communiquer des données personnelles.

Il faut être vigilant avec la combinaison Accéder aux contacts et Données mobiles, notamment. Pourquoi une appli de gestion de contacts, sans services en ligne, aurait besoin d’une connexion internet? Cela peut être lié à la publicité affichée par l’appli, mais mieux vaut s’en assurer. En cas de doute, il est possible de bloquer cette connexion au moyen d’un pare-feu (qui peut aussi servir à désactiver la publicité dans certains jeux).

Historique des applis et du dispositif: l’historique et les favoris sont ici

Ces permissions permettent à une application de consulter les données du téléphone, comme les sites que vous avez consultés, les favoris ou les applis en cours d’exécution. Un navigateur internet, un gestionnaire de tâches ou une application de réseau social peuvent avoir besoin d’accéder à votre liste d’applications ou à vos marque-pages pour les consulter ou les modifier, mais ce n’est pas le cas d’un jeu, par exemple.

Si le navigateur web Google Chrome demande l’accès à vos favoris et à votre historique, c’est normal

Les risques pour la vie privée sont évidents: ces données personnelles sont très prisées par la NSA ou par n’importe qui, qui souhaiterait espionner vos habitudes de navigation. De même, si une appli ne gère pas la mémoire de votre téléphone, il n’y a aucune raison pour qu’elle accède à la liste des applications en cours d’exécution. Il faut toujours se demander s’il y a une raison légitime pour qu’une appli sollicite telle ou telle permission.

Identité et comptes: vos comptes à disposition de n’importe quelle appli

Les permissions d’identité permettent à une appli d’accéder à vos données personnelles, comme les connexions aux comptes que vous avez sauvegardées dans votre téléphone. Ça a du sens pour une application comme Facebook ou Twitter, mais beaucoup moins quand votre identité n’a rien à voir avec l’objet principal de l’application. Entre autres, un virus qui abuserait de cette permission pourrait aller jusqu’à effacer vos données de connexion.

Contacts, calendrier: attention à ne pas partager votre répertoire avec n’importe qui

Le principal danger de ces permissions réside dans la consultation de votre liste de contacts et des évènements du calendrier. Une appli malintentionnée pourrait supprimer des numéros de téléphone et des emails, ou effacer des évènements du calendrier sans votre autorisation (voire inviter des gens sans votre autorisation).

Le virus FireLeaker, par exemple, dérobait des numéros de téléphone et des adresses mail, puis les envoyait à un serveur contrôlé par des cybercriminels. Ces données étaient ensuite revendues à des entreprises qui envoient du spam sous forme d’emails ou de SMS.

Localisation: ce jeu doit-il vraiment savoir où vous vous trouvez en ce moment ?

Ce groupe de permissions donne accès aux capteurs de localisation, comme le GPS. Utile pour les cartes, les guides de voyage et les applis qui ajoutent des données géographiques à vos photos ou à vos publications. Mais si cette autorisation n’a rien à voir avec l’objet de l’appli, il faut y regarder à deux fois.

En plus d’être gourmande en batterie, la récupération des données de localisation peut être une entrave à la vie privée. Le malware TigerBot, découvert en 2012, envoyait la position GPS du téléphone, en même temps que d’autres données, comme des conversations ou des images enregistrées par le téléphone.

SMS: attention à l’envoi de messages surtaxés

Si vous voyez cette permission, demandez-vous pourquoi cette appli a besoin de recevoir, de lire ou d’envoyer des SMS. Parfois, la réception d’un texto est nécessaire pour s’inscrire à un service, mais en d’autres occasions, l’envoi de SMS surtaxés est une arnaque très lucrative.

En 2014, Panda Labs a découvert qu’une application de régime, téléchargée 300.000 fois, inscrivait les utilisateurs à un programme de SMS surtaxés, réalisant une escroquerie aussi simple qu’efficace.

Téléphone: quand une appli peut passer des appels à votre place

Ces permissions sont conçues pour des applis qui doivent composer des appels ou les gérer. Des services de messagerie comme LINE ou Whatsapp, des bloqueurs d’appels ou des répondeurs automatiques ont besoin de ce genre d’autorisation.

Mais pour des applis qui n’ont rien à voir avec la fonction téléphone, ces permissions peuvent supposer des appels surtaxés à votre insu. Le malware MouaBad, découvert en 2013 par Lookout, permettait aux cyberpirates d’effectuer des appels très couteux sans que le propriétaire du téléphone ne s’en rende compte.

MouaBad.P, le malware qui appelait des numéros surtaxés à votre insu

MouaBad.P, le malware qui appelait des numéros surtaxés à votre insu

Photos, données et archives: et si quelqu’un pouvait les consulter?

Si une appli a besoin de stocker des archives, elle va demander l’autorisation de modifier ou éliminer du contenu de la mémoire de votre smartphone. Il est difficile de savoir dans quels cas cette permission sera utilisée de forme abusive, par exemple pour voler ou effacer des données.

Certains virus sont capables de prendre le contrôle du téléphone et d’envoyer des photos ou autres fichiers sur internet. L’appli Pixer, qui est encore disponible sur Google Play, abuse de ce type de permission et récupère les images des utilisateurs sur ses propres serveurs.

Appareil photo, micro: des permissions dignes de films d’espionnage

Quand on laisse une appli accéder à l’appareil photo ou au micro, elle peut enregistrer des images ou des sons depuis votre téléphone mobile. C’est tout à fait légitime pour des applications comme Instagram, Skype ou Facebook. Dans d’autres cas, il faut être vigilant.

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PlaceRaider, une appli capable de prendre des photos au hasard et de reconstituer des pièces entières

L’appli PlaceRaider est un exemple d’abus de ce type de permissions, accordées trop facilement: créée par une équipe de chercheurs américains, elle est capable de prendre des photos à votre insu et de reconstituer des pièces entières. L’espionnage jusque chez vous.

Numéro de série et données d’appels: la carte d’identité de votre téléphone

Derrière ces intitulés, Android autorise les applications à connaître en détails votre téléphone. Ceci implique d’accéder à des données comme le numéro IMEI, qui est un peu la carte d’identité du téléphone. Il est assez facile à récupérer pour le propriétaire du téléphone.

Un exemple des données qui sont accessibles à travers les permissions d'identité du téléphone

Un exemple des données qui sont accessibles à travers les permissions d’identité du téléphone

A partir d’un IMEI valide, une personne malintentionnée pourrait cloner votre téléphone et réaliser des appels; la facture serait pour vous. Il est également possible de bloquer un smartphone en le déclarant comme volé à la police. Le virus BadNews est un exemple de malware de ce type.

“Autres”: un fourre-tout potentiellement dangereux

En plus des permissions classiques d’Android, une appli peut solliciter d’autres autorisations uniques. Il est très important de les repasser en détails, quand cet intitulé apparaît. Certaines sont très sensibles, comme la lecture de vos messages sur les réseaux sociaux, l’accès total au réseau ou le contrôle de certaines fonctionnalités du smartphone. Il n’y a pas de limite: la catégorie “Autres” peut dissimuler une permission qui va mettre en péril la sécurité de vos données privées.

La règle d’or: être vigilant et utiliser des analyseurs de permissions

En cas de doute, on peut toujours poser une question aux auteurs de l’application. Il est possible de leur écrire un message depuis Google Play, ou bien un commentaire, en attendant une réponse. Les commentaires des autres utilisateurs (et la note de l’appli) sont autant de pistes pour savoir si une application est sécurisée et fiable. Devant une appli douteuse, il ne faut rien installer sans s’être informé un minimum auparavant.

Et les applis déjà installées? Il existe des utilitaires qui se consacrent à vérifier les permissions de tous les logiciels installés dans votre téléphone ou votre tablette. Un bon exemple est F-Secure App Permissions, qui scanne toutes les autorisations utilisées par vos applis et révèle les cas les plus suspicieux pour que vous puissiez décider de les conserver ou non, en connaissance de cause.

F-Secure App Permissions donne une note à chaque appli selon les permissions sollicitées

F-Secure App Permissions donne une note à chaque appli selon les permissions sollicitées

A travers cet exposé, il peut sembler que toutes les permissions vous veulent du mal. C’est loin d’être le cas: elles sont indispensables au bon fonctionnement de la plupart des applis. La manière de laquelle Android gère ces permissions, cependant, est loin d’être rassurante, puisqu’elle laisse la porte ouverte à des erreurs d’inattention qui peuvent coûter cher. Et il est très facile de laisser passer une permission abusive…

Sources des images: Google Play, Tudocelular, MIT, CodePainters, TheDroidGuy

A lire:

Article original de Fabrizio Ferri-Benedetti – Softonic.com. Traduit et adapté de l’espagnol.

Android : Google va-t-il résoudre un jour ces 5 problèmes qui nous irritent?

Même les grincheux en conviendraient: Android est un grand système d’exploitation sur mobile. C’est aussi le plus utilisé. Développé par Google, Android est ensuite fourni aux fabricants qui peuvent y apporter leur grain de sel.  Nous parlerons ici de l’Android de base, de cet Android tout neuf que vous allumez pour la première fois avec une émotion mal contenue.

Or, malgré toutes leurs vertus, ces dispositifs, une fois entre les mains des utilisateurs, n’ont pas toujours l’excellent comportement que l’on escomptait en l’acquérant et manifestent ces petits caprices de fonctionnement qui ont le don d’user la patience des androidophiles les plus convaincus.

Ces ennuis, quels sont-ils? Pour en avoir le cœur net, j’ai directement posé la question aux utilisateurs: “Quels sont les problèmes d’Android qui vous agacent le plus?”.  La liste est surprenante, mais je n’aborderai ici que le Top 5 des tuiles Android, sans oublier de mentionner, pour chacune d’elles, les solutions que Google pourrait adopter pour que notre expérience d’utilisateur ait vraiment tout d’un long fleuve tranquille.

Impossible de supprimer les applications des fabricants

Tous les fabricants peuvent intégrer leurs propres applications sur Android. Il n’existe pas de méthode facile pour les supprimer. Dans les dernières versions d’Android, vous pouvez les désactiver, ce qui revient à les cacher, mais pour ce faire, vous devez passer par le root du téléphone et obtenir les autorisations nécessaires (comme si vous étiez Administrateur sur Windows).

Désactiver les applis des fabricants

Il existe des applications qui ne peuvent être supprimées, uniquement désactivées  (et seulement sur Android 4)

Est-ce la faute de Google? Oui et non. Dans la mesure où il s’agit d’un système ouvert, tout peut y être modifié. Mais Google pourrait faciliter l’obtention des autorisations d’administrateur, sans que l’utilisateur ait à modifier le système d’exploitation ou se risquer à perdre sa garantie.

Pas moyen de mettre certaines applications en silence et d’autres non

Si vous mettez le téléphone en mode silencieux, tout s’éteint. Lorsque vous activez le mode vibreur, tout vibre. Vous ne pouvez pas, par exemple, décider de mettre WhatsApp en silence, tout en gardant la sonnerie des appels. Pour contrôler les niveaux de sonnerie, tout dépend des options de chaque application ou fabricant.

Interface SmartVolume

Smart Volume Control permet de modifier le volume des appels et des applications séparément

Ce que permettent aujourd’hui des applications comme Light Flow Lite ou Smart Volume Control devrait être possible dans les prochaines versions d’Android pour faciliter le contrôle de cet aspect du téléphone. Sans oublier le mode “Ne pas déranger”, une autre caractéristique qui n’existe pas sur Android pour le moment et qui n’est disponible que via des applications comme Ne pas déranger.

Je ne peux pas contrôler les autorisations de chaque application

Et bien non, sur Android, vous ne pouvez pas contrôler les autorisations de chaque application. Lorsque vous installez une nouvelle appli, Android vous indique les autorisations nécessaires, que vous devez accepter ou refuser en bloc. Vous ne pouvez pas choisir ce que vous souhaitez autoriser ou non. Le processus y gagne en simplicité, certes, mais ne vous donne pas la mainmise sur les paramètres de sécurité.

AppOps

Avec AppOps, vous pouvez choisir quelles autorisations accepter ou refuser pour chaque application

Google avait introduit sur Android une fonctionnalité appelée AppOps, qui permettait de choisir les autorisations à activer pour une application grâce à des interrupteurs, mais l’a supprimée (peut-être pour éviter les problèmes avec les développeurs qui n’apprécient pas que la publicité soit désactivée). Pour le moment, vous ne pouvez que réactiver AppOps à partir d’applications non officielles.

La mémoire interne est pleine et ne bascule pas bien sur la carte SD

Il existe un très grand nombre de téléphones Android et tout autant d’espaces de stockage. Certains téléphones ont si peu de mémoire interne qu’après avoir installé trois ou quatre applications, on vous notifie déjà que l’espace restant est insuffisant. Vous devez alors utiliser des outils qui transfèrent les applications vers la carte SD.

Interface Folder Mount [Root]

FolderMount règle les problèmes d’espace interne grâce à la carte SD, mais doit passer par le root…

Android ne permet pas le transfert complet d’une application vers la carte SD et ne propose pas d’option pour les installer par défaut sur la carte SD, ce qui est un problème grave. La cause réside dans la variété d’applications et de téléphones Android: une option de ce genre, valide pour tous, créerait forcément des problèmes. Mais ajouter une option expérimentale ne coûte rien.

Il n’y a pas de synchronisation automatique avec le Bureau

Une des applications les plus prisées sur Android est AirDroid, qui permet d’utiliser le téléphone depuis le navigateur, accéder aux fichiers, etc. Android ne propose rien de ce genre par défaut. Pushbullet est aussi très apprécié, car il facilite l’échange des fichiers, des liens et des notifications entre Android et Windows.

PushbulletPushbullet connecte téléphone et PC pour échanger des données

Encore une fois, Google laisse ici les applications et les fabricants faire ce qu’ils veulent. Il n’existe pas, par exemple, de suite de synchronisation officielle, mais des outils comme Kies ou LG PC Suite. Google a pourtant une infrastructure de taille à créer un programme de type Kies, AirDroid ou Pushbullet. Tout ne dépend donc pas des fabricants.

La faute à tout le monde en général… et à personne en particulier

Quand ça va mal avec iPhone ou Lumia, le responsable est tout désigné: Apple ou Microsoft. Mais si vous avez un Android et que la batterie de votre portable se décharge à la vitesse du son ou que le navigateur est lent, les choses ne sont pas aussi limpides. A qui la faute? Difficile à dire: le fabricant, Google, voire le développeur de l’application, qui ne l’aura pas optimisée pour les milliers de mobiles qui existent? Tous sont parties prenantes.

Le monde Android est si fragmenté qu’il est difficile de savoir si les problèmes viennent de Google ou des autres. Si Samsung ajoute des applications inutiles à ses téléphones, par exemple, ce n’est pas de la faute de Google. Mais il est certain que Google pourrait faciliter la suppression de ces applications sur Android.

Si Google n’a pas résolu ces problèmes sur Android, c’est parce que cette solution entraînerait forcément le mécontentement des fabricants et des développeurs. En ce sens, Android rencontre des limites qui ne pourront être dépassées que par le biais d’un compromis entre tous les intervenants. Pas simple, car le système d’exploitation ne peut pas être à la portée de tous et contenter tout le monde à la fois.

Et vous? Quels sont les problèmes qui vous énervent le plus sur Android?

A lire:

Article original de Fabrizio Ferri-Benedetti – Softonic.com. Traduit et adapté de l’espagnol.