Dan Houser, cofondateur de Rockstar Games, a partagé son point de vue sur le développement raté d’Agent, un jeu d’espionnage qui a été annoncé en 2009 comme exclusif à la PS3. Bien qu’il ait été spéculé qu’Agent était en développement pendant plusieurs années chez Rockstar North, la société et son éditeur Take-Two ont finalement abandonné la marque en 2018 sans offrir d’annulation officielle ni de raison claire.
L’agent ne pouvait pas trouver comment être contemplatif
Lors d’une récente interview avec Lex Fridman, Houser a abordé les défis de la création d’un jeu d’espionnage dans un monde ouvert, soulignant que les dynamiques typiques du genre monde ouvert ne s’alignent pas bien avec les récits frénétiques de l’espionnage. Selon lui, « les jeux d’espionnage nécessitent une certaine urgence, où le joueur doit être contre la montre », ce qui contraste avec l’expérience plus détendue que Rockstar propose généralement dans ses titres comme Grand Theft Auto ou Red Dead Redemption.
«Les moments les plus mémorables dans des jeux comme GTA ou Red Dead se produisent dans les intervalles détendus entre les scènes d’action», a commenté Houser. Cette observation soulève la question de savoir s’il est possible de conjuguer la liberté qu’offre un monde ouvert avec la nécessité d’accomplir des missions urgentes qui caractérisent les histoires d’espionnage. Houser a fait référence à la série Hitman, qui se concentre sur des environnements de jeu auto-contenus, suggérant qu’un monde ouvert interconnecté pourrait ne pas être adapté pour capturer l’essence de l’espionnage.
De plus, Houser mentionne que Rockstar n’a tenté de développer GTA Londres qu’une seule fois en 26 ans, arguant que la série a une forte connexion thématique avec l’Amérique, ce qui complique son adaptation à d’autres contextes. Malgré l’attente d’un jeu d’espionnage de Rockstar, les déclarations de Houser indiquent que le studio adopte une approche prudente sur la manière dont il pourrait réaliser un projet de ce type.