Collective Shout, un groupe australien connu pour son activisme contre la pornographie, a célébré la récente suppression de nombreux jeux sexuellement explicites de Steam, ainsi que la mise en place de nouvelles directives de modération plus strictes. Selon Valve, l’entreprise derrière la plateforme, cette action a été motivée par la pression de processeurs de paiement comme Visa et PayPal, soulignant l’influence que les réglementations commerciales peuvent avoir sur la modération de contenu dans les jeux.
Leur principe est de censurer tout ce qu’ils n’aiment pas et ils n’aiment rien
La campagne de Collective Shout a inclus un appel aux utilisateurs pour qu’ils contactent des entreprises de cartes de crédit, demandant de cesser les transactions sur des plateformes qui hébergent des jeux vidéo qu’ils considèrent comme offensants. Plus de 1 000 personnes ont soutenu cette initiative, envoyant des courriels et passant des appels pour inciter les processeurs de paiement à couper les liens avec Steam et d’autres plateformes similaires.
Le groupe a également publié un communiqué le 18 juillet, déclarant victoire après le retrait de centaines de jeux abordant des thèmes controversés tels que le viol et l’inceste. Cependant, ils ont souligné qu’il reste encore 82 jeux sur la plateforme et qu’ils continueront leur lutte pour qu’ils soient retirés. Cette controverse a provoqué des réactions mitigées au sein de la communauté gamer, certains accusant le groupe de censure et d’autres soutenant sa mission.
La situation s’est compliquée lorsque Waypoint a supprimé des articles informant sur les liens entre Collective Shout et les changements sur Steam, ce qui a généré des accusations d’autocensure. L’auteure de ces articles, Ana Valens, a défendu la qualité de son travail et a exprimé son souhait que d’autres journalistes enquêtent sur le sujet plus en profondeur. Ce scénario suggère que la controverse sur la régulation du contenu sur les plateformes de jeux vidéo n’est peut-être pas encore terminée.