Entre 2000 et 2020, au moins 30 attaques graves impliquant des primates ont été enregistrées aux États-Unis, révélant la complexité de la relation entre les humains et les chimpanzés. Ce conflit a augmenté en Afrique à mesure que l’expansion humaine envahit les habitats naturels de ces animaux émotionnellement complexes et territoriaux, qui peuvent exercer une force incroyable. L’inquiétude concernant la possession de primates comme animaux de compagnie s’intensifie avec la prochaine sortie de ‘Primate’, un film réalisé par Johannes Roberts qui aborde ce sujet de manière explicite et viscérale.
Un film sur un singe qui change de caractère
Le film, dont la première est prévue pour le 6 février, suit un chimpanzé domestique nommé Ben, dont la violence se déchaîne après avoir été mordu par une mangouste infectée. Ce retournement de situation place un groupe de jeunes dans une situation de danger extrême, les obligeant à se réfugier dans une piscine au bord d’une falaise. Le film s’inscrit dans un hommage au cinéma d’horreur des années 1980 et 1990, présentant une approche humoristique et exagérée qui fait écho aux angoisses contemporaines concernant la violence et la cohabitation avec des animaux dangereux.
«Primate» se distingue par sa clarté d’intentions, offrant une expérience qui ne cherche pas à tromper le spectateur : c’est un film qui dépeint de manière directe la menace que représentent ces puissants êtres. Avec un usage remarquable de l’obscurité et une bande sonore inspirée par le travail de John Carpenter, le film parvient à capturer l’essence de l’horreur la plus viscérale, générant des rires et des frissons à parts égales.
Cependant, au-delà de son intrigue divertissante, ‘Primate’ invite à réfléchir sur le risque d’avoir comme animal de compagnie une créature aussi forte et territoriale. Bien que le film puisse sembler être une simple série d’excès gore, il soulève des questions importantes sur l’exploitation commerciale de la nature et le danger inhérent à la domestication des animaux sauvages.