La première audience de l’affaire entre Rockstar Games et plus de 30 employés licenciés a eu lieu récemment, suscitant des attentes tant dans le domaine juridique que parmi les fans de l’industrie du jeu vidéo. Les anciens employés, représentés par le syndicat IWGB, ont demandé à pouvoir maintenir leur salaire en attendant une audience complète sur le sujet. Cependant, le juge Frances Eccles a rejeté cette demande, arguant qu’il n’y avait pas suffisamment de chances de succès dans leur argumentation sur la syndicalisation.
Le syndicalisme est très mal vu chez Rockstar
Le conflit a commencé lorsque des employés ont été licenciés, prétendument pour avoir tenté de s’organiser afin de rejoindre un syndicat via un serveur Discord. Rockstar a défendu sa décision, affirmant que les travailleurs avaient partagé des informations classées dans cet espace. La situation a généré des manifestations dans les sièges de la société non seulement au Royaume-Uni, mais aussi en France et aux États-Unis, attirant l’attention de personnalités publiques, comme le Premier ministre du Royaume-Uni.
Lors de l’audience, le juge a également reconnu que certains des licenciés avaient peu d’activité dans le groupe Discord et que trois d’entre eux ne faisaient pas partie du syndicat. De plus, il a souligné que le groupe contenait des membres qui n’étaient plus employés par Rockstar, ainsi qu’un journaliste de jeux vidéo. Malgré cela, le juge n’a pas pu conclure que la raison principale des licenciements était leur adhésion à l’IWGB.
Rockstar, après le jugement initial, a réaffirmé sa position et son intention de rester ferme sur les arguments présentés. De son côté, le président du syndicat a exprimé sa confiance dans le fait qu’un procès plus approfondi révélera que les tentatives de l’entreprise de dissuader la syndicalisation sont injustes et illégales. On s’attend à ce que le litige juridique se poursuive, le syndicat étant prêt à défendre son cas en profondeur.