Le film Si je pouvais hiberner se prépare à sortir le 30 mai dans les salles, marquant un tournant dans la représentation cinématographique de la Mongolie en étant la première production du pays à concourir dans l’une des sections officielles du prestigieux Festival de Cannes. Ce drame humain, qui raconte la vie d’Ulzii, un adolescent de 14 ans, aborde des thèmes d’éducation, d’espoir et de résilience dans un contexte de pauvreté extrême et d’abandon familial.
Un drame humain qui promet de nous briser le cœur
Ulzii vit dans l’un des quartiers les plus modestes d’Oulan-Bator, où, après l’absence de sa mère, une femme analphabète souffrant de dépression et de problèmes d’alcool, il doit assumer la responsabilité de s’occuper de ses deux frères et sœurs plus jeunes. En plein hiver, le jeune homme fait face non seulement au froid extrême, mais aussi aux difficultés de concilier ses études avec des petits boulots pour satisfaire les besoins fondamentaux de sa famille.
La réalisatrice Zoljargal Purevdash s’est inspirée de son propre enfance pour créer cette histoire émouvante, qui a résonné dans plus d’une douzaine de festivals internationaux, comme ceux de Karlovy Vary, Göteborg, Hong Kong et São Paulo. Ces critiques de cinéma ont loué le film, soulignant sa photographie et la capacité à mélanger les épreuves de la vie d’Ulzii avec des éclats d’espoir. Rubén Romero, de Cinemanía, souligne comment, malgré les calamités, il y a une luminosité dans l’image qui enveloppe les personnages.
Si j’avais la possibilité d’hiberner représente une occasion unique pour les cinéphiles et les amateurs de cinéma d’auteur de découvrir une culture peu explorée dans la cinématographie contemporaine. Avec son approche de la réalité mongole, le film promet d’être un témoignage puissamment humain et une fenêtre sur une perspective globale différente.