Une controverse récente à l’Université de Hong Kong (HKU) a éclaté suite à la création d’images pornographiques générées par intelligence artificielle sans le consentement d’une étudiante en droit et d’autres femmes. Ce scandale a exposé le manque de préparation de la ville pour faire face à cette menace croissante, qui touche de manière disproportionnée les femmes, avec environ 90 % des victimes étant des femmes.
Un problème grave de violence sexuelle
Une des personnes touchées, connue sous le nom de « C », a partagé que la situation l’a plongée dans un état de choc puis dans une panique absolue, la décrivant comme une « blessure qui laissera une cicatrice ». C et deux autres victimes ont exprimé des sentiments de trahison et de violation de leur vie privée, allant même jusqu’à avoir des pensées suicidaires après l’incident. Malgré la gravité de la situation, la réponse initiale de la HKU a été d’émettre seulement une lettre d’avertissement au coupable, ce qui a suscité des critiques pour ne pas offrir une protection adéquate aux victimes.
Le cadre légal à Hong Kong pénalise actuellement la distribution d’images intimes, mais pas leur création ni leur possession, ce qui complique toute action légale contre ceux qui génèrent ce type de contenu. Des experts soutiennent qu’il est essentiel de revoir et d’élargir les lois existantes pour aborder le harcèlement sexuel facilité par la technologie. La perception générale parmi les victimes est qu’il est difficile d’obtenir justice, en raison du manque de preuves et du sentiment qu’il n’y a pas de conséquences pour les agresseurs.
L’Association de Hong Kong sur la Violence Sexuelle à l’égard des Femmes a observé une augmentation des demandes d’aide liées à ces cas, ce qui reflète un schéma alarmant. À la suite de la controverse, le commissaire à la vie privée de la ville a lancé une enquête pénale, tandis que la Commission pour l’Égalité des Opportunités gère une plainte connexe. La communauté universitaire et l’opinion publique continuent de débattre de la nécessité de sanctions plus sévères pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent à l’avenir.