L’acteur et réalisateur espagnol Eduardo Casanova est prêt à surprendre le public avec sa nouvelle mini-série intitulée Silence, qui explore des thématiques complexes comme la Peste Noire et la pandémie du VIH/SIDA. Dans une approche provocante, l’intrigue se concentre sur un groupe de vampires confrontés à une pénurie critique de « nutriments humains non contaminés », ce qui remet en question la survie de ces créatures de la nuit dans un contexte qui évoque la peur et l’incompréhension envers les populations marginalisées.
Des vampires que vous ne voudrez pas qu’ils vous mordent
Casanova, connu pour son style audacieux et sa capacité à aborder des questions sociales au cinéma, met en avant la forte connexion entre les monstres présents dans le cinéma d’horreur et les femmes séropositives, qui sont souvent invisibilisées dans la société. Dans des déclarations à Variety, il a souligné : « Dans tant de films d’horreur, les monstres sont cachés. Ils vivent dans l’obscurité, invisibles ; et il en va de même pour les femmes séropositives ». Ce parallélisme entre l’horreur et la réalité sociale vise à provoquer une réflexion sur le stigmatisation et la marginalisation subies par les personnes touchées par cette maladie.
La miniserie se présente comme une œuvre courageuse qui mélange l’horreur avec la critique sociale, et promet non seulement de capter l’attention du public, mais aussi de renouveler l’intérêt pour des sujets d’importance émotionnelle et culturelle.