Une étude récente a mis en évidenceles effets du jeu excessif et du trouble de jeu en ligne (IGD) chez les jeunes, révélant des différences significatives entre les genres. Réalisée à Hong Kong, l’étude a impliqué 2 000 élèves de primaire et de secondaire, avec un âge moyen de 12 ans. Les résultats montrent que 38 % des garçons se déclarent comme des joueurs excessifs, contre seulement 24 % des filles, indiquant un écart de genre clair en ce qui concerne les troubles liés aux jeux vidéo.
Gamers, arrêtez un peu
Les résultats de l’étude suggèrent que les joueurs masculins qui participent à des sessions de jeu prolongées, c’est-à-dire cinq heures ou plus, ont un risque accru de présenter des symptômes de IGD. Ces symptômes peuvent inclure la dépression, le stress, une mauvaise qualité de sommeil et une diminution de l’auto-efficacité éducative. D’autre part, les enfants qui ne sont pas des joueurs excessifs et les filles qui ne jouent pas présentent des niveaux plus bas de stress et d’anxiété, ce qui souligne les implications psychologiques d’une consommation élevée de jeux.
Étant donné la nature relativement nouvelle et peu comprise du DGI, l’étude appelle à la nécessité d’interventions spécifiques selon le genre pour aborder ces risques pour la santé mentale et physique. La recherche souligne que, bien que les résultats soient significatifs, la taille du groupe étudié est petite et non définitive, ce qui suggère que d’autres études sont nécessaires pour confirmer et élargir ces découvertes.
Avec la popularité croissante des jeux vidéo et de la connectivité en ligne, le phénomène du jeu excessif pourrait avoir un impact plus large sur la santé des jeunes. Les prochaines études pourraient aider à déchiffrer les complexités de ce problème, tandis que des professionnels du domaine de la santé mentale commencent à aborder ces questions de manière plus spécialisée.