Le Tensor G7 de Google commence à faire parler de lui dans les premières rumeurs autour du Pixel 12, d’après des fuites qui restent à prendre avec des pincettes. Le souci, c’est qu’on parle d’une puce et d’un smartphone qui ne sont pas attendus avant 2027, et qu’aucune fiche technique sérieuse ne permet encore de voir où se cacherait la fameuse « évolution majeure » avancée ici ou là.
Pour l’instant, tout ça reste très flou. On n’a rien de vraiment solide sur l’architecture CPU, la partie graphique, la gestion de la chaleur, l’autonomie ou encore les performances en jeu.
sans être capable d’expliquer de quel bond il s’agit. Pour les joueurs, comme pour ceux qui regardent d’abord la puissance brute, mieux vaut donc garder une vraie réserve.
À ce stade, rien ne permet de dire que Google s’apprête enfin à corriger le principal reproche fait à ses puces maison : un CPU et un GPU souvent en dessous des meilleures solutions de Qualcomm ou d’Apple dès qu’on passe à des usages lourds. On continuera à suivre ça de près.
En l’état, le Tensor G7 reste surtout un nom entouré d’incertitudes. Quelques bruits de couloir parlent du nom de code « Lajolla », là encore sur la base de fuites non confirmées, dans la lignée des références californiennes déjà liées aux générations précédentes, comme « Laguna » pour le Tensor G5 et « Malibu » pour le Tensor G6 attendu avant lui. On voit aussi passer l’idée d’une gravure en 2 nm, mais pour le moment, rien n’a été confirmé.
Depuis le Pixel 6 en 2021, Google a laissé de côté les Snapdragon pour passer à ses propres puces Tensor, avec une idée simple : mieux maîtriser l’intégration entre le matériel et le logiciel. Le but n’a jamais été d’aller chercher la première place dans les benchmarks, mais plutôt de pousser ses fonctions maison, comme la photo computationnelle, la traduction en temps réel ou la reconnaissance vocale, directement sur l’appareil.
Dans les faits, ça donne souvent des Pixel très agréables à utiliser au quotidien. En revanche, ce ne sont pas forcément les téléphones les plus bluffants quand il faut lancer des jeux gourmands, tenir des fréquences élevées sur la durée ou rivaliser en puissance pure avec les flagships les plus costauds.
Si le Tensor G7 arrive vraiment avec une évolution majeure, le test sera assez simple : des performances plus stables, une meilleure gestion thermique, de vrais gains côté графiques et une autonomie moins mise à mal lors des longues sessions. Sans ça, le Pixel 12 pourrait simplement prolonger une tendance déjà bien connue, avec une expérience globale soignée, mais toujours ce manque pour les joueurs et les utilisateurs les plus exigeants.
Des fuites non confirmées parlent aussi d’une future gamme Pixel 12 plus large, avec un modèle standard, deux versions Pro de tailles différentes et un pliable, dans la continuité de la stratégie multi-appareils que Google suit depuis peu.
Au fond, si Google continue de miser d’abord sur les fonctions logicielles qui le distinguent, quitte à laisser la puissance brute au second plan, le Pixel 12 devra montrer que ce choix vaut encore ce compromis, surtout sur le haut de gamme. À deux ans de l’échéance supposée, le Tensor G7 ressemble davantage à une promesse assez abstraite qu’à une vraie révolution qui se dessine.