Les bruits qui circulent autour du projet disent la même chose : Xolo Maridueña pourrait remettre le costume de Jaime Reyes, alias Blue Beetle, dans « Man of Tomorrow », la suite de « Superman » que DC Studios vise pour le 9 juillet 2027. Pour l’instant, le studio n’a rien confirmé. Mais si ce retour se concrétise, il appuiera une idée déjà bien installée : après « Blue Beetle » en 2023 et la série d’animation déjà en préparation chez DC Studios, Blue Beetle compte toujours dans le nouveau DC Universe de James Gunn.
À ce stade, ça reste une rumeur. Mais si Xolo Maridueña revient bien dans la suite de « Superman », ce ne sera pas juste un clin d’œil pour les fans. Ce serait plutôt la preuve que DC veut faire de Blue Beetle un personnage qui dure, un vrai pilier de son univers connecté.
Blue Beetle dans « Man of Tomorrow » : pourquoi ce retour compte
Au moment où ces lignes sont écrites, DC Studios n’a encore rien officialisé. Mieux vaut donc garder un peu de réserve.
Cela dit, l’idée colle assez bien à la direction déjà donnée par James Gunn. Il avait présenté Blue Beetle comme le premier personnage officiel du nouveau DCU, alors même que le film solo sorti en 2023 appartenait encore à l’ancienne continuité du DCEU. En d’autres termes, Jaime Reyes a passé le grand tri sans disparaître. On suit ça de près.
Et ce n’est pas un détail. Sur le papier, Blue Beetle apporte justement quelque chose dont le DCU peut avoir besoin en grandissant : un regard plus terrestre, plus proche du quotidien, moins avalé par les grands récits cosmiques.
Là où Superman incarne un idéal et Batman une forme de légende, Jaime Reyes peut tenir une autre place. Celle du jeune adulte qui n’a pas encore tout compris, qui cherche encore où se mettre dans le monde.
C’est aussi pour ça que beaucoup le rangent du côté du « Spider-Man » de DC. Pas parce qu’il en serait le double, mais parce qu’on retrouve chez lui cette énergie de héros ordinaire : un personnage jeune, drôle, coincé entre sa famille, ses responsabilités et des pouvoirs qui viennent chambouler sa vie de tous les jours.
le « Spider-Man » de DC, à condition de garder son charme local
Si Blue Beetle apparaît bien dans « Man of Tomorrow », DC aura surtout intérêt à conserver ce qui faisait sa saveur : son ancrage très local, sa famille partout autour de lui, et ce ton plus chaleureux que pompeux.
Le film de 2023 jouait déjà là-dessus. L’histoire familiale de Jaime Reyes, ajoutée à sa dimension culturelle latino-américaine, donnait au personnage une identité bien à lui dans un genre qui finit souvent par lisser tout le monde.
C’est aussi ce qui en fait un pari intéressant pour DC sur le plan plus stratégique. Blue Beetle peut parler à un public plus jeune et plus divers, sans que tout ressemble à une opération marketing trop calculée.
La vraie question, maintenant, concerne la famille de Jaime Reyes et les personnages qui gravitent autour de lui. Sans eux, Blue Beetle risque de perdre une grosse part de ce qui le rend attachant. Avec eux, il peut devenir le cœur émotionnel d’une franchise bien plus large.
Un pari relancé malgré un box-office fragile
Ce qui surprend un peu, c’est de voir DC continuer à pousser Blue Beetle malgré les résultats assez modestes du film au cinéma.
D’après les chiffres relayés par DC Studios, « Blue Beetle » avait rapporté environ 130,8 millions de dollars dans le monde, pour un budget estimé entre 104 et 125 millions. Cela en faisait le plus petit score du DCEU au box-office. En revanche, sa seconde vie en streaming s’est nettement mieux passée : selon HBO Max, le film est même devenu, après sa mise en ligne, le long-métrage le plus regardé de la plateforme.
Ajoutez à ça une série d’animation Blue Beetle déjà en développement pour le DCU, toujours selon DC Studios, et le message commence à être difficile à rater : Jaime Reyes n’est pas resté là par hasard. C’est un personnage sur lequel le studio compte pour plusieurs projets.
Si « Man of Tomorrow » confirme bien cette direction, James Gunn aura peut-être mis la main sur ce qui manque souvent aux univers de super-héros d’aujourd’hui : un héros spectaculaire, bien sûr, mais qui reste humain, accessible, proche de la vie ordinaire.