Anthropic se retrouve aux États-Unis visé par un projet de recours collectif autour de ses offres Claude Max. Une plainte a été déposée au nom de l’abonné Karl Kahn dans l’affaire Kahn v. Anthropic, devant le tribunal fédéral du district nord de Californie. Le texte demande le remboursement des abonnés aux formules Max 5x et Max 20x depuis avril 2025, d’après la plainte.
À l’origine du dossier, un abonné qui dit avoir été trompé sur le volume réel d’utilisation compris dans les abonnements à 100 et 200 dollars par mois. La plainte, déposée au nom de Karl Kahn dans l’affaire Kahn v. Anthropic devant ce même tribunal fédéral du district nord de Californie, cible des offres présentées comme donnant respectivement droit à 5 et 20 fois l’usage du forfait Pro, selon le document.
Le litige porte sur un point simple : l’écart présumé entre ce qu’Anthropic promet dans sa communication commerciale et les limites qui seraient effectivement imposées aux abonnés. Le forfait Claude Pro coûte entre 17 et 20 dollars par mois. Au-dessus, Anthropic commercialise deux offres dites « Max » : « Max 5x » à 100 dollars par mois et « Max 20x » à 200 dollars par mois.
Toujours d’après la plainte, ces noms, ainsi que les supports marketing d’Anthropic, laissent clairement penser qu’un utilisateur obtient un volume d’usage multiplié par 5 ou par 20 par rapport à l’offre Claude Pro.
Karl Kahn soutient pourtant que la réalité serait nettement inférieure. D’après les calculs cités dans la plainte, le forfait Max 20x n’offrirait en pratique qu’environ 6 à 8 fois l’usage du niveau Pro. Max 5x, lui, tournerait plutôt autour de 3,5 fois.
Pour un service qui vise aussi les gros utilisateurs, la différence n’a rien de marginal. La plainte affirme donc que les abonnés paient un prix très élevé pour un accès qui ne correspondrait pas à ce qui leur est annoncé.
Dans la plainte, Karl Kahn explique qu’il utilise Claude surtout pour du développement logiciel. Il dit avoir atteint ses limites hebdomadaires bien plus vite qu’il ne l’avait anticipé après son passage à l’offre supérieure.
Le document cite notamment une session d’environ cinq heures qui aurait consommé 15 % de son quota hebdomadaire. Pour le plaignant, ce genre d’expérience contredit de front la promesse d’un accès « 20x » et rend le service difficile à anticiper pour les clients qui en dépendent de manière intensive.
Un autre point central de la procédure touche au manque de transparence du système de mesure. Karl Kahn reproche à Anthropic, selon la plainte, de ne pas expliquer clairement la façon dont l’usage est calculé, ni de donner aux abonnés des outils leur permettant de suivre précisément leur consommation en temps réel.
Les clients sauraient donc qu’il existe des plafonds, sans pouvoir comprendre facilement à partir de quel moment ils s’en approchent ou les déclenchent. Karl Kahn réclame, selon la plainte, le remboursement des abonnés aux offres Max 5x et Max 20x depuis avril 2025, ainsi qu’une décision jugeant frauduleuses les pratiques marketing d’Anthropic.
À ce stade, il s’agit uniquement d’allégations formulées dans une plainte. Anthropic, de son côté, a refusé de commenter publiquement l’affaire.
L’affaire dit aussi quelque chose de plus large que le seul cas Anthropic. La pression monte autour des abonnements à usage variable, dont les limites restent souvent difficiles à lire pour les clients. Dans le Connecticut, une nouvelle loi oblige déjà les entreprises concernées à mieux informer les utilisateurs sur les restrictions d’utilisation avant la souscription.