App du jour : Lutter contre la criminalité de votre quartier avec l’application VigiVoisin

Un cambrioleur semble rôder près de chez vous ? Un intrus se trouve dans la propriété de votre voisin ? Alertez le quartier via l’application française VigiVoisin vendue sur l’Apple Store et Google Play.

Prenons une situation très simple. Vous êtes sur le point d’aller vous coucher et vous remarquez qu’une silhouette se faufile de jardin en jardin à proximité de votre habitation. Vous scrutez avec plus d’insistance et là vous repérez un cambrioleur qui s’apprête à s’introduire chez l’un de vos voisins. C’est le moment d’appeler la police et prévenir tout votre quartier discrètement et rapidement.

Pour y parvenir, Antoine Pastorelli, un ancien lieutenant de la Police française et retraité de la sûreté publique de Monaco, a développé une petite application, VigiVoisin, qui permet à la population de se solidariser dans la lutte contre la criminalité (vols, cambriolages, etc.). Le principe consiste à prévenir ses voisins directs, membres de la communauté, en utilisant simplement son téléphone portable.

En moins de 2 secondes

Pour activer l’alerte, il faut démarrer l’application et presser du doigt l’icône. A partir de cet instant, un message écrit plus une alarme sonore apparaissent sur les portables des voisins immédiats, géolocalisés par le système. Aucun message « parlé » n’est diffusé afin d’éviter toute dérive.

« A ce moment-là, les voisins alertés choisissent de se montrer, d’allumer la lumière, de crier, de faire du bruit, etc., en tout cas de montrer aux malfaiteurs qu’ils sont repérés. Ils peuvent également à leur tour alerter de la même façon leurs voisins immédiats, de telle sorte qu’une grande communauté est sensibilisée très rapidement. Parallèlement, une icône « 17 » sur l’écran du smartphone pourra être activée et pourra appeler automatiquement la Police ou la Gendarmerie, sans qu’il soit besoin de composer le numéro », explique le site Internet de l’application.

Les voisins concernés ou habitants à proximité (dans un rayon de 100 mètres) sont aussi invités par une notification sonore et visuelle à confirmer ou infirmer la situation problématique. Ce qui peut être fait simplement en regardant par leur fenêtre. « Le simple fait d’être vus par les malfaiteurs potentiels le téléphone collé à l’oreille aura sans nul doute un effet dissuasif », explique Antoine Pastorelli. L’idée est aussi d’éviter les fausses alertes et les petits plaisantins.

Depuis le lancement de l’application en 2013, plusieurs cambriolages ont ainsi été déjoués en France. Mais pour que le système soit efficace, il faut évidemment que vous ne soyez pas le seul à avoir téléchargé cette application vendue 1,79 euros sur l’Apple Store et le market Android.

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Son groupe Facebook antiradars le pousse devant la justice française

Des automobilistes qui s’échangeaient des infos sur la position des radars en France via Facebook se retrouvent devant la justice. Une première qui fait grand bruit et risque de faire jurisprudence également pour les instruments qui signalent les contrôles.

« Attention radar sur l’A6 à hauteur de Lyon en direction du sud ». Ce genre de message vous êtes de plus en plus nombreux à en partager sur les réseaux sociaux. Que ce soit Facebook ou Twitter, le nombre d’alertes est devenu incalculable.

Face à cette recrudescence de mises en garde utiles mais impossibles à suivre aisément, Jean-Baptiste, un jeune français de 21 ans, a créé un groupe Facebook. Lorsqu’il a croisé un radar dans une descente sur une route de l’Aveyron, il n’a donc pas hésité à partager l’information. Bien mal lui en a pris puisque 2 jours plus tard, des policiers se sont présentés à son domicile pour lui signifier que des poursuites à son encontre allaient être engagées.

«Le groupe qui te dit où est la police en Aveyron»

Avant-hier, le procès a débuté au Tribunal Correctionnel de Rodez. Au-delà de Jean-Baptiste, ce sont aussi 14 personnes qui sont appelées à comparaître. Il leur est reproché «d’avoir fait usage d’un appareil permettant de se soustraire à la constatation d’infractions routières en l’espèce en équipant leur téléphone portable de l’application Facebook.»

« Nous ne sommes pas les seuls »

Parmi les axes de la défense, le fait qu’il n’y a pas que des utilisateurs lambda qui signalent certains radars. Des policiers et des gendarmeries sont également des lanceurs d’alerte.

Enfin, quid par rapports aux systèmes tels que le Coyote qui permet, en réseau, de signaler les contrôles de vitesse à grande échelle. Se retrouvent dans la balance, des citoyens qui le font gratuitement et des entreprises qui, de ces alertes, ont développé un business. Si le petit groupe est condamné que va-t-il se passé pour les avertisseurs de radars professionnels ? La réponse à la fin du procès.

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