La controverse autour du jeu PC Cookie’s Bustle, lancé en 1999, a pris de l’ampleur suite à une campagne de DMCA menée par l’entreprise Graceware. La société, qui n’a pas fourni de preuves de sa propriété sur le jeu, s’attaque non seulement aux copies piratées, mais aussi à du contenu légitime comme des vidéos sur YouTube et du fanart, mettant en péril la préservation de l’histoire du jeu vidéo. La Video Game History Foundation (VGHF), qui s’est engagée à documenter Cookie’s Bustle, a été touchée par ces actions agressives, recevant même des notifications de retrait pour avoir mentionné sa possession d’un exemplaire physique du jeu.
Un jeu avec une histoire extravagante
Le propriétaire de Graceware, Brandon White, a été accusé d’utiliser des services de gestion des droits d’auteur à bas prix pour émettre des revendications de propriété douteuses. Selon la VGHF, White n’a pas prouvé qu’il est le propriétaire légitime du jeu, malgré ses tentatives de faire taire toute discussion sur Cookie’s Bustle. L’organisation a souligné que ces tactiques nuisent gravement à l’enregistrement historique des jeux vidéo, rendant le travail des historiens et des archivistes plus difficile dans la présentation et la célébration des jeux vidéo en tant que forme d’art.
Face à l’absence de preuves de propriété, Ukie, l’organisation commerciale des jeux vidéo au Royaume-Uni, a suspendu les services de DMCA pour Graceware, permettant ainsi à Cookie’s Bustle de laisser derrière elle son enfer du copyright. Cette décision a été accueillie comme un triomphe de la préservation sur les tactiques de censure. La VGHF a déclaré que ce cas n’est pas seulement important pour Cookie’s Bustle, mais qu’il représente une lutte plus large contre des acteurs cherchant à déformer l’histoire des jeux vidéo et à limiter l’accès aux œuvres orphelines, c’est-à-dire celles dont le propriétaire des droits est inconnu.