Un groupe de menaces lié à la Corée du Nord, connu sous le nom de Jasper Sleet, utilise des tactiques sophistiquées pour infiltrer des entreprises légitimes en créant de fausses identités professionnelles. Cet acteur a profité de l’augmentation du travail à distance, propulsée par la pandémie de COVID-19, qui a transformé le paysage de l’embauche et de l’accès aux ressources au sein des organisations.
Profiter du télétravail
La dépendance croissante aux environnements en ligne et aux outils d’accès à distance a généré de nouvelles opportunités pour les acteurs malveillants. Jasper Sleet utilise des technologies d’intelligence artificielle pour développer des identités numériques personnalisées et se prépare méticuleusement pour sembler un candidat authentique, adaptant ses candidatures en fonction des exigences spécifiques de chaque poste.
Selon une analyse de Microsoft, le groupe utilise des flux de travail dans des logiciels de ressources humaines comme Workday via des appels à des APIs programmatiques pour accéder à des données sur les offres d’emploi et les candidatures actives. Cette technique se distingue par sa précision et sa répétabilité, ce qui indique une approche plus calculée que celle d’un candidat ordinaire.

Une fois engagé, Jasper Sleet a accès à divers outils collaboratifs et environnements cloud de l’organisation, ce qui lui permet de naviguer librement entre des fichiers sensibles, menant éventuellement à un possible vol de données ou à de l’extorsion. Microsoft a observé des schémas d’activité suspects, y compris des alertes de « voyages impossibles » dans les mois suivant l’embauche de nouveaux employés.
Pour contrer cette menace, il est recommandé que les équipes de sécurité et des ressources humaines collaborent étroitement et mettent en œuvre des mesures de formation sur l’ingénierie sociale. Identifier les signaux d’alerte dans le processus de recrutement peut s’avérer plus efficace que d’essayer de détecter la menace une fois que l’acteur a déjà accès à des informations sensibles.



