Les attaques automatisées ciblant les serveurs PHP augmentent

Des chercheurs en cybersécurité ont alerté sur une augmentation significative des attaques automatisées ciblant les serveurs PHP, les dispositifs IoT et les passerelles cloud, alimentées par des botnets comme Mirai, Gafgyt et Mozi. Selon un rapport de l’Unité de Recherche sur les Menaces de Qualys, ces attaques automatisées exploitent des vulnérabilités connues et des configurations inadéquates dans le cloud, permettant aux attaquants de prendre le contrôle de systèmes exposés et d’étendre ainsi leurs réseaux de botnets. Certaines mesures simples pour éviter les attaques Les serveurs PHP sont devenus les principales cibles de ces […]

Des chercheurs en cybersécurité ont alerté sur une augmentation significative des attaques automatisées ciblant les serveurs PHP, les dispositifs IoT et les passerelles cloud, alimentées par des botnets comme Mirai, Gafgyt et Mozi. Selon un rapport de l’Unité de Recherche sur les Menaces de Qualys, ces attaques automatisées exploitent des vulnérabilités connues et des configurations inadéquates dans le cloud, permettant aux attaquants de prendre le contrôle de systèmes exposés et d’étendre ainsi leurs réseaux de botnets.

Quelques mesures simples pour éviter les attaques

Les serveurs PHP sont devenus les principales cibles de ces campagnes en raison de la popularité des systèmes de gestion de contenu (CMS) comme WordPress et Craft CMS. L’exposition de ces serveurs à des configurations incorrectes et à des plugins obsolètes élargit leur surface d’attaque. Les chercheurs soulignent que certains des méthodes utilisées par les attaquants impliquent la chaîne de requête ‘/?XDEBUG_SESSION_START=phpstorm’, ce qui permet de démarrer des sessions de débogage qui, si elles sont laissées actives dans des environnements de production, peuvent faciliter l’extraction de données sensibles.

De plus, il a été observé que les attaquants recherchent des identifiants, des clés API et des jetons d’accès sur des serveurs exposés à Internet, et profitent également des failles de sécurité dans les dispositifs IoT. L’activité de scan provient souvent d’infrastructures cloud telles qu’AWS et Google Cloud, ce qui montre comment les cybercriminels abusent de services légitimes pour dissimuler leurs véritables emplacements.

Les experts avertissent que même les attaquants de bas niveau peuvent causer des dommages significatifs grâce aux outils d’exploitation et aux kits de botnets largement disponibles. Pour atténuer ces risques, il est conseillé aux utilisateurs de maintenir leurs systèmes à jour, de supprimer les outils de développement dans les environnements de production et de restreindre l’accès public à leur infrastructure cloud.

Cette montée en puissance des capacités des botnets se reflète dans le récent classement de NETSCOUT, qui a identifié le botnet AISURU comme une nouvelle classe de malware capable de lancer des attaques DDoS dépassant les 20 térabits par seconde. AISURU combine des capacités d’attaque DDoS avec des fonctions supplémentaires, permettant des activités illicites telles que l’utilisation de proxies résidentiels pour dissimuler l’activité malveillante.

WordPress fête ses 10 ans!

WordPress, le CMS certainement plus populaire au monde, célèbre son dixième anniversaire. La plateforme de publication open source a su s’imposer en 10 ans comme la référence du secteur et a réussi son passage de service de blogging à un service de communication et de publication web.

Une des clefs du succès est d’avoir allier esthétique, standards du Web et ergonomie absolue. De plus, WordPress est gratuit, et la large communauté de développeurs associée lui a permis de prendre une ampleur incroyable au sein du phénomène blog… Que vous cherchiez à créer un journal intime, un site pour que vos amis vous suivent à distance, un portfolio professionnel, WordPress est la solution pour beaucoup de gens.

Commencé par Matt Mullenweg et Mike Little, WordPress a vu le jour en 2003 comme une évolution du logiciel “b2” créé par Michel Valdrighi en 2001.

La première version de WordPress était la 0.7 et était sortie le 27 mai 2003. Depuis, les versions de WordPress se sont succédés. Pour la petite histoire, toutes sont nommées d’après de grandes vedettes du jazz.

WordPress n’est pas prêt de s’arrêter là pour autant. La société américaine a même reçu il y a quelques jours un investissement de 50 millions de dollars. De quoi rester numéro 1 pour quelque temps encore.