Une alerte mondiale concernant une campagne de cyberespionnage indiscriminée a été émise par des agences de cybersécurité du monde entier, mettant en avant l’implication de groupes de hackers soutenus par le Parti Communiste Chinois, comme le groupe connu sous le nom de ‘Salt Typhoon’. Selon le FBI, la dépendance de la Chine à des entreprises technologiques nationales pour mener des opérations de hacking à grande échelle est une faiblesse qui peut être exploitée par les chercheurs. Cette situation est devenue évidente après l’identification de plusieurs entreprises chinoises ayant soutenu des actions de cyberespionnage.
Alerte mondiale de cyberespionnage
Jason Bilnoski, directeur adjoint du FBI, a déclaré que l’utilisation de ces entreprises facilitatrices par le PCC a échoué, ce qui a permis aux enquêteurs de détecter et d’exposer ces activités. Parmi les entreprises mentionnées se trouve Sichuan Juxinhe Network Technology, qui est déjà sous sanctions américaines et n’a pas répondu publiquement aux accusations, reflétant un manque de contrôle sur ses actions. Cela a créé une opportunité pour que les enquêteurs suivent les activités criminelles.
Depuis 2014, la Chine a mis en place des lois obligeant les entreprises à gérer des données sensibles, compliquant encore plus le paysage de la cybersécurité dans le pays. Cependant, ce cadre réglementaire n’a pas été suffisant pour empêcher la réalisation d’opérations de hacking dans des secteurs vitaux, y compris les télécommunications et le transport. Les données volées lors de ces attaques permettent aux services de renseignement chinois de suivre les mouvements et les communications à l’échelle mondiale.

Le FBI souligne l importance de la collaboration entre les entreprises et les gouvernements pour faire face aux actions de cyberespionnage du PCC, en soulignant que la défense des réseaux ne doit pas être uniquement la responsabilité du gouvernement. Selon Bilnoski, il est crucial que tant les grandes entreprises que les petites entreprises jouent un rôle actif dans la protection de leurs systèmes, car personne ne peut supposer que ses réseaux sont sécurisés.