Alejandro Jodorowsky, le célèbre cinéaste chilien de 97 ans, a exprimé son profond mépris envers Steven Spielberg, qu’il considère comme le réalisateur qu’il déteste le plus dans l’histoire du cinéma. Dans des déclarations récentes, Jodorowsky n’a pas hésité à critiquer Spielberg en le qualifiant de “fasciste” et en affirmant qu’il manquait d’honnêteté dans son travail cinématographique.
Une haine absolue pour Steven Spielberg
Jodorowsky, connu pour son style surréaliste et provocateur, soutient que la violence dépeinte dans les films de Spielberg est « malsaine » et manipulatrice. Dans son analyse, il met en avant la vision artistique de Luis Buñuel, qu’il considère comme un cinéaste honnête qui assumait ses limitations, en le contrastant avec le manque d’authenticité qu’il attribue à Spielberg. « Buñuel a toujours été honnête. S’il avait des limitations, alors il faisait une photo limitée », a-t-il déclaré, soulignant la différence fondamentale dans l’éthique de son travail.
L’animosité de Jodorowsky envers Spielberg s’est manifestée à plusieurs reprises. Dans une interview à Brights Film, il a réitéré son aversion, affirmant que Spielberg « était celui qui a commencé à faire du cinéma un grand spectacle et à applaudir les effets spéciaux ». Ce point de vue résonne avec sa critique plus large sur la tendance contemporaine dans la cinématographie, qui privilégie le spectacle au détriment d’une narration profonde.
Les commentaires de Jodorowsky s’ajoutent à un débat plus large sur l’impact de Spielberg dans l’industrie du cinéma, un réalisateur vénéré qui a récolté près de 11 milliards de dollars au box-office et a remporté deux Oscars, mais qui, selon ses détracteurs, a contribué à une approche plus commerciale et moins authentique dans la narration cinématographique. Pendant ce temps, les mots de Jodorowsky continuent de résonner en toile de fond de ces débats, révélant la polarisation que son travail a créée au fil des décennies.