Des documents d’art, de design et de matériel de développement de Pokémon ont été divulgués suite au massive teraleak, poussant Nintendo à prendre des mesures légales. La société a demandé une ordonnance judiciaire à Discord pour identifier l’utilisateur connu sous le nom de GameFreakOUT, présumé hacker derrière la fuite. Cet individu est accusé d’avoir accédé à des informations confidentielles de Game Freak, le développeur de Pokémon, et d’avoir partagé un précieux trésor de contenu, comprenant des sprites en développement, de l’art conceptuel de l’anime original de 1997, du lore de design et des procès-verbaux de réunions de la société.
Le hacker prie pour que Discord ne cède pas
Selon Polygon, Nintendo a déposé une demande auprès d’un tribunal californien pour qu’un subpoena soit émis en vertu de la DMCA, obligeant Discord à révéler l’identité de GameFreakOUT, ce qui pourrait inclure le nom, l’adresse et d’autres coordonnées. Cette demande marque un premier pas qui pourrait entraîner des conséquences juridiques sérieuses pour le fuyard. Historiquement, Nintendo a prouvé qu’il était très protecteur de ses propriétés intellectuelles et a été prêt à engager des actions en justice contre ceux qu’il considère avoir franchi la ligne.
L’affaire de Gary Bowser, qui a été condamné à trois ans de prison et à payer des amendes de plusieurs millions pour avoir vendu des logiciels de modification de consoles Nintendo, illustre la position ferme de l’entreprise en matière de droits d’auteur. Bien que les conséquences pour GameFreakOUT ne soient probablement pas aussi sévères, étant donné qu’il ne s’est pas bénéficié financièrement de la fuite, l’affaire pourrait prendre un tournant compliqué si une action en justice est engagée.
Un cas précédent lié aux fuites de Pokémon a également abouti à un procès, où les fuyards ont été condamnés à payer 150 000 $ chacun. Étant donné l’ampleur du teraleak, il est très probable que Nintendo cherche une réponse forte pour dissuader de futurs incidents similaires.