Le réalisateur Ari Aster a été au centre de l’attention médiatique après l’échec commercial de son film Beau a peur, qui, avec un budget de 50 millions de dollars, n’a réussi à rapporter que 12 millions. Ce grand revers est devenu l’un des échecs les plus significatifs de l’histoire d’A24, la société de production qui a fortement misé sur sa vision cinématographique. Malgré les revers, Aster a poursuivi son travail et a récemment lancé sa nouvelle proposition, Eddington, qui a coûté 25 millions et n’a rapporté que 9,1 millions.
Un père qui a vu l’échec retentissant arriver
La critique de ses œuvres a également été un sujet récurrent, surtout venant de son propre père, un musicien de jazz new-yorkais. Ce dernier n’a pas hésité à exprimer son scepticisme sur les projets de son fils. Lors d’une récente apparition dans le podcast « WTF with Marc Maron », Aster a révélé que son père lui a dit un jour : « peut-être que tu ne devrais pas écrire le suivant » après l’échec de Beau a peur, un conseil que le cinéaste a décidé d’ignorer.
Malgré ces critiques et les résultats au box-office, Aster a mentionné recevoir le soutien de certains fans, ce qui lui a apporté un certain réconfort face à la réponse mitigée de la critique. « Cela m’a beaucoup attristé qu’elle ait été si dénigrée… Il y a eu beaucoup de gens qui m’ont contacté pour me dire qu’ils avaient adoré », a commenté Aster, reflétant sa lutte contre la déception des résultats commerciaux.
Ari Aster ne se laisse pas décourager par les échecs et a déjà plusieurs projets en tant que producteur dans son portefeuille, y compris l’adaptation de Death Stranding, cherchant à atteindre un nouveau public. Il faudra voir si, dans sa quête de réinvention, il trouve la connexion qui lui a échappé dans ses travaux en tant que réalisateur.