La première fois que le monde a entendu le mot Gundam, c’était en 1979 avec l’anime Mobile Suit Gundam, un phénomène qui a donné naissance à une vaste franchise incluant des séries télévisées, des films, des mangas et des jeux vidéo. Au fil des décennies, Gundam a généré un solide univers de récits qui a captivé les fans. Maintenant, Netflix se lance dans la création d’une adaptation en live-action, qui a suscité à la fois enthousiasme et inquiétude au sein de la communauté otaku.
Deux protagonistes de haut niveau
La production comptera sur la participation de Sydney Sweeney et Noah Centineo, et sera dirigée et écrite par Jim Mickle, connu pour son travail sur Sweet Tooth. Ce projet a subi plusieurs changements dans son équipe originale ; le scénariste Brian K. Vaughan et le réalisateur Jordan Vogt-Roberts ont été remplacés, laissant uniquement Sweeney comme membre de la distribution originale. La nouvelle de ces changements pourrait signaler une incertitude quant à la direction que prendra cette adaptation, ce qui suscite des attentes chez un public qui espère une fidélité à l’œuvre originale.
Bien que les adaptations en live-action d’animes soient souvent confrontées à de sévères critiques —et que de nombreux échecs soient mémorables—, Netflix continue de parier sur Gundam. La franchise a prouvé qu’elle était un attrait économique, générant environ 600 millions de dollars par an en droits et en merchandising. Cela représente un incitatif considérable pour le géant du divertissement, qui cherche à capitaliser sur l’intérêt que sa vaste mythologie continue de susciter.
Cependant, le défi est monumental. Les fans de Gundam sont notoirement exigeants et ont de profondes attentes sur la manière dont le matériel original doit être représenté. Avec la pression d’une base de fans si passionnée, l’adaptation fait face à la tâche titanesque de rester fidèle à l’essence de Gundam tout en essayant d’attirer de nouveaux publics, ce qui peut s’avérer être un acte délicat et complexe.