Castlevania: Belmont’s Curse arrivera le 15 octobre 2026. Chez Konami, l’idée est assez simple : profiter de l’élan créé par l’anime Netflix, sans pour autant en faire une adaptation plan par plan. L’éditeur s’appuie donc sur une direction visuelle et une mise en scène qui rappellent clairement la série animée, avec l’espoir de toucher un public plus large, tout en proposant un épisode inédit de la saga, pensé autant pour les vieux habitués que pour ceux qui n’ont connu la licence qu’à travers l’écran.
Le message de Konami, lui, ne laisse pas vraiment place au doute. Ce n’est pas un jeu tiré directement de l’anime, mais bien un nouveau Castlevania imaginé comme une porte d’entrée plus actuelle vers une franchise historique. Dans ses prises de parole autour du projet, l’éditeur explique s’être appuyé sur le style de la série Netflix pour donner au jeu un air plus familier aux yeux des nouveaux venus.
Le producteur Tsutomu Taniguchi résume d’ailleurs cette ambition très franchement : « Nous espérons vraiment que les personnes qui n’ont regardé que l’anime apprécieront aussi le jeu. » Le raisonnement se tient. L’anime a beaucoup fait pour remettre Castlevania en pleine lumière auprès d’un public qui n’a pas forcément grandi avec les épisodes cultes des années 1990 et 2000.
Sur le fond, Belmont’s Curse ne renie pourtant rien de l’ADN de la série. Konami présente le jeu comme un action-exploration en 2D fidèle à la tradition Metroidvania, avec une structure qui renvoie directement aux grands classiques de la licence, en particulier Symphony of the Night.
Ce qui surprend davantage, c’est le choix du studio. Le développement a été confié à Evil Empire, que l’on connaît bien pour Dead Cells: Return to Castlevania, et ce nom pouvait facilement faire penser à une formule plus procédurale, ou à un jeu davantage tourné vers le roguelike. Konami a déjà fermé la porte à cette interprétation : ce nouveau Castlevania ne comportera aucun élément roguelike.
À en croire les premières présentations, le gameplay devrait miser sur la nervosité et la mobilité. On parle de combats fluides, de déplacements acrobatiques, d’un grappin, de séquences de balancement au fouet, de plusieurs types d’armes, ainsi que de pouvoirs magiques regroupés sous le nom d’« Arcana ».
Côté histoire, Konami met en avant Rose Belmont, la fille de Trevor Belmont et de Sypha Belnades. L’intrigue se situe en 1499, soit 23 ans après Castlevania III: Dracula’s Curse, et envoie l’héroïne dans un Paris rongé par les forces démoniaques.
Ce décor permet au passage de rester dans un imaginaire déjà bien installé chez les fans de l’anime, tout en laissant au jeu la place de raconter sa propre aventure, distincte de ce que la série a déjà montré.
Castlevania: Belmont’s Curse sortira donc le 15 octobre 2026 sur Nintendo Switch, PlayStation 5, Windows et Xbox Series X/S, avec une sortie simultanée annoncée sur toutes les plateformes. Si les premiers retours sur le gameplay paraissent plutôt encourageants, la direction artistique, elle, divise davantage.
Une partie du public apprécie ce look plus proche de l’anime et y voit une bonne manière de moderniser l’image de Castlevania. D’autres regrettent qu’une part de l’esthétique gothique traditionnelle, celle qui a longtemps défini la série, semble s’effacer un peu.
Au fond, la stratégie de Konami se lit assez facilement : revenir au Castlevania 2D classique tout en s’appuyant sur la popularité de Netflix. Si l’équilibre tient, Belmont’s Curse pourrait bien faire le lien entre les anciens fans et une nouvelle génération.