Le thriller psychologique I’m Thinking of Ending Things, écrit et réalisé par Charlie Kaufman, est sorti sur Netflix en septembre 2020, offrant une expérience cinématographique surréaliste et provocante. Basé sur le roman éponyme d’Iain Reid, le film suit une jeune femme (interprétée par Jessie Buckley) qui se lance dans un voyage pour rencontrer les parents de son nouveau petit ami, Jake, tout en luttant avec l’ambivalence de sa relation.
Un film qui vous laissera inquiet et déconcerté
Malgré des critiques majoritairement positives, avec un taux d’approbation de 82 % sur Rotten Tomatoes, la réception du public a été plus froide, avec un score de seulement 50 %. De nombreux spectateurs se sont sentis déconcertés par le rythme inhabituel et la structure non conventionnelle du film, une caractéristique typique du style de Kaufman, connu pour son travail sur Eternal Sunshine of the Spotless Mind.
Dans le film, le personnage de Buckley est présenté avec plusieurs noms, y compris Lucy, Louisa et Lucia, ce qui reflète sa propre confusion sur son identité. Au fur et à mesure que l’histoire avance, les moments gênants d’un dîner familial s’entrelacent avec la vie d’un vieil homme (Guy Boyd) qui lutte contre la solitude et le désespoir existentiel, créant un climax surprenant qui invite à la réflexion.
La performance de Buckley a été si marquante qu’elle se profile comme l’une des favorites pour l’Oscar de la Meilleure Actrice pour son rôle dans le prochain film Hamnet. Sa performance dans I’m Thinking of Ending Things a été saluée pour sa capacité à alterner entre une présence stabilisante et la transmission d’émotions angoissantes, ce qui a conduit les critiques à souligner sa polyvalence en tant qu’actrice.
Récemment, IndieWire a inclus I’m Thinking of Ending Things dans sa liste des « 100 Meilleures Films des années 2020 (jusqu’à présent) », mettant en avant sa structure audacieuse et ses profonds thèmes existentiels. C’est un film qui provoque, invite à l’introspection et qui a peut-être été négligé lors de sa sortie, mais qui mérite définitivement d’être revisité aujourd’hui.