SEGA est prête à raviver l’une de ses franchises les plus emblématiques, Revenge of Shinobi, à l’occasion de son 60e anniversaire. Ce classique de 1989 s’est distingué non seulement par son gameplay exigeant, mais aussi par la controverse entourant ses personnages, qui incluaient des versions similaires à des figures reconnaissables comme Spider-Man, Batman, Hulk et Godzilla, sans disposer des licences appropriées lors de sa sortie originale.
Pour éviter des problèmes juridiques lors de la diffusion du jeu à des audiences internationales, SEGA a apporté des modifications significatives. Godzilla a été remplacé par Monster-G, tandis que Batman et Rambo ont subi des modifications de leur design, aboutissant à des personnages notablement altérés. Malgré ces altérations, le charme du jeu original reste un sujet de discussion dans l’histoire des jeux vidéo.
La justification de cette folie : le Metamorpher
Les particularités du jeu sont en partie dues à la relation étroite entre SEGA et Marvel, ce qui a permis d’inclure un personnage pratique, le Metamorpher, qui a été crédité comme responsable des ennemis changeants dans le jeu. Cette tactique a offert une échappatoire légale à SEGA à une époque où les limites du droit d’auteur étaient plus floues qu’aujourd’hui.
Au fil des années, SEGA a lancé plusieurs révisions du jeu, car les licences de personnages et les problèmes de droits d’auteur ont compliqué son héritage. En 2009, la dernière révision significative de Revenge of Shinobi a été réalisée, incluant des ajustements supplémentaires pour se conformer aux normes contemporaines de droits d’auteur.
Maintenant, en procédant à la renaissance de ses franchises, SEGA envisage une résurgence de Shinobi, bien que les personnages originaux ne reviennent probablement pas. Cependant, l’avenir du Metamorpher dans ce nouveau chapitre pourrait encore être en jeu, suggérant un retour à l’innovation créative. SEGA a démontré que, dans le monde des jeux vidéo, « impossible » n’est qu’un mot de plus.