Dans une récente révélation sur l’adaptabilité du monde extravagant de la cinématographie, le cas de Flash Boys, un roman écrit par l’auteur Michael Lewis, a été mis en avant. Sony a acquis les droits de l’œuvre en 2014 dans l’espoir de l’adapter au grand écran. Cependant, le projet n’a pas avancé comme prévu, en partie à cause du refus du studio de considérer un protagoniste asiatique pour le film, malgré le fait que le personnage central, Brad Katsuyama, soit un courtier canadien d’origine japonaise.
La xénophobie vous fait perdre de l’argent, en costard
Selon des e-mails piratés en 2014, il a été révélé que certains dirigeants d’Hollywood exprimaient leur inquiétude quant au fait qu’un acteur asiatique ne soit pas assez attrayant pour mener un film de haut profil lié aux finances. « L’histoire est géniale, mais nous ne pouvons pas la faire avec un acteur asiatique », est l’une des phrases citées par Lewis, qui illustre les tensions raciales qui persistent encore dans l’industrie du cinéma. Cela a conduit de nombreux experts du secteur à se demander si la perception du public jouait un rôle démesuré dans le choix du casting.
Enfin, après plusieurs années sans avancées significatives, Sony a perdu les droits de Flash Boys en 2018. Cela a ouvert la porte à Netflix, qui a acquis les droits avec l’intention de réaliser une adaptation plus respectueuse qui reflète la réalité du scandale que Katsuyama a déterré à Wall Street. Avec Ben Jacoby comme nouveau scénariste, Netflix semble parier sur une approche inclusive et diversifiée, s’alignant sur sa récente tendance à prendre des risques avec des distributions mondiales.
L’arrivée de Netflix dans le projet met en évidence un changement dans la narration cinématographique, où le respect de la diversité et des histoires authentiques prend de l’ampleur dans une industrie qui a lutté contre des problèmes de représentation raciale pendant des décennies.