Dans un tournant inattendu de l’histoire des jeux vidéo, il a été révélé que Microsoft a rejeté en 2001 l’opportunité d’avoir Grand Theft Auto III (GTA III) comme titre exclusif pour Xbox. Cette décision, mentionnée dans le documentaire Power On: The Story of Xbox, est considérée comme l’une des plus regrettées de l’histoire de l’entreprise. Rockstar, le créateur de la série, s’est approché de Microsoft avec le projet, mais les dirigeants, ne prévoyant pas l’impact que le jeu aurait, ont choisi de ne pas prendre de risques.
Chez Microsoft, cela fait des années qu’il n’y a plus de vision d’avenir
Selon Kevin Bachus, qui à l’époque dirigeait les relations de Xbox avec les développeurs externes, la transition du 2D au 3D semblait complexe. Ce manque de vision a permis à GTA III de devenir le jeu le plus vendu de 2001, avec 14,5 millions d’unités écoulées et, étonnamment, dépassant certains lancements qui avaient eu moins de succès. Ce fut un point crucial qui a aidé Sony à conclure un accord pour que le jeu soit temporairement exclusif à la PlayStation 2.
Des années plus tard, lors de l’E3 de 2006, Microsoft a corrigé sa stratégie en annonçant que Grand Theft Auto IV serait un lancement exclusif temporaire pour Xbox 360, un mouvement qui reflétait un changement dans la philosophie de l’entreprise concernant les titres de haut profil. Cette évolution dans la stratégie de Microsoft montre comment des décisions clés dans l’industrie des jeux vidéo peuvent radicalement changer le cours du marché, rappelant des situations similaires comme le refus de Nintendo envers Sony dans sa tentative de créer une console conjointe.
La saga Grand Theft Auto a parcouru un long chemin, passant des versions en 2D à un succès retentissant en 3D. Néanmoins, l’avenir de la console, marqué par des décisions stratégiques et des changements d’orientation, soulève un exercice de spéculation intéressant.Que se serait-il passé si GTA VI, dont la sortie est prévue pour novembre, avait été exclusif à Xbox ? L’industrie du jeu vidéo regorge d’alternatives qui auraient pu changer l’histoire.