Considéré comme l’un des plus grands réalisateurs de westerns, Sergio Leone est connu pour des films iconiques comme Le Bon, la Brute et le Truand et Il était une fois dans l’Ouest. Cependant, son œuvre de 1971, ¡Agáchate, maldito!, est souvent reléguée au second plan par rapport à ces classiques, bien qu’elle combine des éléments d’aventure et de politique de manière singulière et ambitieuse.
Un film qui passe inaperçu parmi ses chefs-d’œuvre
«Accroupis-toi, maudit !» était un projet que Leone ne souhaitait initialement pas réaliser. En acceptant la proposition de son collaborateur Sergio Donatti, il pensait qu’une autre personne s’occuperait de la réalisation. Cependant, les tensions pendant le tournage, notamment avec l’acteur Rod Steiger, ont forcé Leone à prendre les rênes de la direction. Malgré ces conflits, Steiger a reconnu le mérite du travail de Leone après la première de la film.
Visuellement, le film présente une approche esthétique moins soignée par rapport à d’autres œuvres de Leone. Ce choix a peut-être contribué à sa perception comme le “pire western” de sa carrière, bien qu’il contienne des moments de grande force visuelle. Contrairement à ses travaux précédents, dans ¡Agáchate, maldito! les dialogues sont rares, laissant la puissante bande sonore d’Ennio Morricone propulser la narration, ce que certains critiques considèrent comme un usage excessif de cette ressource.
Ce soir, le film sera diffusé sur Trece à partir de 22h00, offrant aux spectateurs l’occasion de redécouvrir une œuvre qui, bien que inégale, continue d’être une partie importante de l’héritage de Leone ; et si vous le manquez, vous pourrez également le voir quand vous le souhaitez sur Amazon Prime Video et Filmin. Le mélange de spectaculaire et de lyrisme dramatique, ainsi que les flashbacks centrés sur le personnage de James Coburn, apportent une nuance de mélancolie qui distingue cette œuvre des autres du même genre.