La réalité virtuelle est dans un état critique, avec des défis significatifs qui remettent en question son avenir en tant que pilier du jeu vidéo. Il y a dix ans, la VR promettait de révolutionner l’industrie, mais aujourd’hui, elle fait face à un panorama compliqué, marqué par des coupes budgétaires et des projets qui peinent à décoller. Récemment, Meta, la maison mère de Facebook, a annoncé la fermeture de plusieurs de ses studios internes dédiés au développement de jeux pour sa plateforme Meta Quest, dont Sanzaru Games et Twisted Pixel.
Le marché compliqué de la réalité virtuelle
Depuis le 13 janvier dernier, divers développeurs de ces entreprises ont partagé sur les réseaux sociaux la nouvelle de leurs licenciements, ce qui a suscité des inquiétudes quant à l’orientation de la division Reality Labs de Meta, qui a été touchée par des pertes proches de 4 milliards de dollars. Des sources indiquent que l’entreprise prévoit de réduire entre 10 % et 15 % de son personnel dans ce domaine, qui compte environ 15 000 employés et plusieurs studios internes.
Les licenciements et les fermetures ont généré de l’incertitude, notamment autour du développement de la suite de Batman : Arkham, un projet qui était sous la direction de Sanzaru. Bien que certains rapports initiaux aient suggéré que le studio aurait pu fermer définitivement, il a été confirmé que Camouflaj, responsable du succès Batman : Arkham Shadow, n’a pas été fermé, bien qu’il ait également subi l’impact des coupes. Cependant, avec Sanzaru hors de l’équation, l’avenir de la suite de ce jeu en VR est incertain, suscitant des spéculations sur sa possible annulation.
Ce mouvement radical de la part de Meta reflète un changement dans ses priorités, signalant une réduction significative de son investissement dans le métavers et la réalité virtuelle, qui a de facto été un échec par rapport aux attentes initiales entourant la technologie.