Ne reste pas dans le passé : le phishing est devenu beaucoup plus sophistiqué

Les campagnes de phishing sont devenues plus sophistiquées, cherchant non seulement à tromper les employés, mais aussi à épuiser les ressources des analystes de sécurité des opérations (SOC). Les organisations font face à une augmentation des rapports de phishing qui congestent les files d’attente d’investigation, ce qui diminue la qualité de l’analyse et augmente le risque de violations de sécurité. Pêchant dans la mer du crime Selon des rapports récents, certains attaquants ont conçu leurs campagnes pour maximiser l’effort nécessaire à l’investigation, provoquant des incidents qui devraient être résolus en quelques minutes prenant des heures, ce qui élargit considérablement la fenêtre […]

Les campagnes de phishing sont devenues plus sophistiquées, cherchant non seulement à tromper les employés, mais aussi à épuiser les ressources des analystes de sécurité des opérations (SOC). Les organisations font face à une augmentation des signalements de phishing qui congestent les files d’attente d’investigation, ce qui diminue la qualité de l’analyse et augmente le risque de violations de sécurité.

Pêchant dans la mer du délit

Selon des rapports récents, certains attaquants ont conçu leurs campagnes pour maximiser l’effort nécessaire à l’enquête, provoquant ainsi des incidents qui devraient être résolus en quelques minutes mais qui prennent des heures, ce qui élargit considérablement la fenêtre d’opportunité pour une attaque. Cette tactique a conduit les équipes de SOC à une situation de fatigue des alertes, où le temps de réponse est réduit et les décisions sont prises avec moins de rigueur.

Les organisations doivent donc réévaluer leurs approches en matière de défense contre le phishing. Il ne s’agit pas seulement de former les employés à identifier les e-mails suspects, mais également d’optimiser les processus d’enquête post-rapports. Mettre en place des systèmes qui offrent des analyses synthétisées peut permettre aux analystes de prendre des décisions plus rapides et efficaces, réduisant le temps d’enquête de plusieurs heures à quelques minutes.

Malgré les efforts actuels pour automatiser la détection des menaces, de nombreux outils ne s’attaquent pas au problème fondamental de la charge de travail dans les SOC. Une approche émergente est orientée vers une recherche prête à décision, où le système fournit une évaluation claire, permettant aux analystes de revoir les enquêtes plutôt que de les réaliser depuis le début. Cela pourrait radicalement changer la dynamique des enquêtes face aux campagnes de phishing, en contribuant à une réponse plus rapide et robuste aux attaques.

Des plateformes comme Conifers.ai développent des solutions pour offrir ces recherches de phishing en quelques minutes, au lieu de plusieurs heures, combattant efficacement les stratégies d’épuisement des attaquants.

Antivirus: stop ou encore ? 4 vérités bonnes à savoir

Les antivirus sont en crise. Certains pensent que leur fin est proche. J’estime pour ma part qu’ils peuvent survivre, mais qu’ils devront évoluer. Et ce, pour plusieurs raisons.

Brian Dye, vice-président de Symantec, a été très clair: les antivirus sont devenus obsolètes et sont condamnés à disparaître. Selon ses calculs, ils ne protègent que de 45% des menaces actuelles. Et l’un des créateurs de Norton, Ted Schlein, a qualifié les antivirus de «nécessaires, mais insuffisants».

Quelle est la morale de cette histoire? Pour y répondre, nous analyserons quatre faits qui définissent la situation de la sécurité informatique des particuliers. Pris dans leur ensemble, ils vous permettront de comprendre ce qui se passe et vous aideront à protéger vos données à l’avenir.

Les antivirus sont incapables de détecter les menaces actuelles

Premier fait: les antivirus ne servent pas à grand-chose puisque les problèmes qu’ils sont censés détruire ne sont déjà plus là. Selon une étude de FireEye, 82% des malwares disparaissent complètement au bout d’une heure. Et 70% d’entre eux n’apparaissent qu’une seule fois.

durée de vie virus

Au bout de deux heures, la majorité des virus ont disparu (source)

Les créateurs d’antivirus en sont conscients. C’est pourquoi nous assistons depuis plusieurs années à la création d’un style de détection plus intelligent, l’heuristique, qui permet de dépister des virus à partir de comportements étranges. Ses inconvénients? Cette technique consomme des ressources et reste difficile à interpréter (et donner des explications n’est pas le fort des antivirus).

Pour freiner leur déclin, les antivirus ont grossi

Deuxième fait: les antivirus sont devenus des suites monstrueuses et lentes. Au fil des ans, ils se sont greffé tout un arsenal de fonctions de sécurité supplémentaires, telles que les sauvegardes de sécurité ou les suppresseurs de fichiers. Il s’agit d’outils intéressants, mais qui n’ont rien à voir avec la protection initiale contre les logiciels malveillants. Ils ne sont que pure diversion.

avira pc cleaner

Des antivirus portables et légers, comme Avira PC Cleaner, renouent avec l’esprit de simplicité du début

Cette tactique d’ajout d’applications a permis aux créateurs d’antivirus de gagner du temps avant leur fin inévitable. Mais même avec tout cet appareil additionnel, les antivirus n’arrivent plus à convaincre les utilisateurs, qui se rendent bien compte qu’ils sont impuissants face aux problèmes de sécurité actuels.

Les attaques sont devenues plus sophistiquées

Troisième fait: aujourd’hui, vous ne conservez plus vos données bien à l’abri dans votre ordinateur, mais les enregistrez dans l’une des nombreuses banques sur le cloud, comme Google ou Dropbox. Les criminels peuvent endommager vos données de deux manières: soit en pillant les banques de données, soit en vous arnaquant pour que vous leur communiquiez vos identifiants de connexion et autres données.

avast online security

L’intégration antivirus-navigateur est une stratégie intelligente appliquée par avast

La majorité des attaques se produisent par le biais du navigateur. Le malware se fait passer pour un site Internet légitime ou s’incruste sur ces pages de manière discrète. Parfois, il profite de vulnérabilités spectaculaires. Votre antivirus ne peut donc pas faire grand-chose, mais vos sites Internet préférés le peuvent en renforçant par exemple leurs serveurs ou en contrôlant les intrusions.

Les concurrents principaux des antivirus sont les navigateurs

Quatrième fait: les navigateurs vous protègent plus que les antivirus. Prenons par exemple Chrome, qui a lancé une expérience de masquage d’adresses. En cachant l’adresse, Chrome empêche les criminels d’utiliser un appât visant à récupérer des données (phishing). Sans cet appât, vous tomberez moins facilement dans le piège.

canary url

La version expérimentale de Chrome, Canary, masque quasiment toute l’adresse (source)

Le cloud – Google, Facebook, Yahoo! – filtre pour nous les virus et les spams et protège nos données. Sur PC, le risque est donc plus léger et une seule arme est efficace: le bon sens. Un antivirus, comme la police, vous protège contre les agressions évidentes, mais ne vous empêchera pas de vous faire avoir, tout simplement parce qu’il ne peut pas se mettre à votre place.

Pour survivre, l’antivirus doit être à la fois maître et gardien

Les antivirus sont bel et bien nécessaires, mais insuffisants. Ils remplissent leur rôle de gardien, mais ne peuvent vous protéger contre vos propres décisions. La seule chose qui pourrait les rendre vraiment utiles est d’ajouter un composant éducatif. En résumé, les antivirus sont en passe de devenir à la fois maîtres et gardiens.

avg zen

AVG Zen mise sur le futur: il utilise un langage simple et vous aide à contrôler vos appareils

Pour survivre, les antivirus devront donc s’intéresser à tous les appareils que vous utilisez, ainsi qu’à vos habitudes. Ils sont appelés à participer activement à la sécurité. L’antivirus doit apprendre de vous pour mieux vous montrer comment vous protéger. Décidément, tout porte à croire que nous assisterons cette année à la sortie d’une nouvelle génération d’antivirus.

Et vous, pensez-vous que les antivirus vont évoluer?

A télécharger:

A lire:

Article original écrit par Fabrizio Ferri-Benedetti – Softonic.com. Traduit et adapté de l’espagnol.

Google Drive: voici la nouvelle arnaque dans laquelle vous pourriez tomber

Utilisateurs de Google Drive, méfiez-vous! Symantec, la société spécialisée dans la sécurité informatique et les antivirus, a détecté une nouvelle technique de phishing pour obtenir les mots de passe des comptes Google. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la méthode est réussie et particulièrement maligne. Explications.

L’arnaque consiste en un lien vers un document Google Drive. A l’ouverture de ce lien, il vous est demandé votre nom d’utilisateur et mot de passe pour accéder au document Google.

Google Drive: une arnarque au phishing circule sur le web

Et voilà où est le problème. Le lien se situe sur les serveurs de Google et bénéficie de la certification SSL. Car en réalité le document auquel vous souhaitez accéder est la page que vous visualisez. Il s’agit d’une copie exacte de la page de connexion de Google, copiée sur un domaine public Google Doc.

Lors de la saisie du mot de passe, vous envoyez alors au propriétaire du document vos infos personnelles. Et pour rendre plus crédible la chose et éviter tout soupçon, un autre document s’affichera après avoir validé vos infos. Malin et sans pitié.

L’attaque est très sophistiquée et même les utilisateurs avancés peuvent se faire avoir. Pour ne pas être victime de cette attaque, un seul conseil: n’ouvrez jamais les documents provenant d’inconnus.

Source: Symantec

Lire aussi:

DuckDuckGo et Startpage : les moteurs de recherche anti-Google

Confidentialité: Gmail et Yahoo! peuvent-ils lire vos emails?

Sécurité et smartphones: les Français sont-ils assez vigilants?

L’éditeur américain Symantec vient de publier son rapport annuel sur la cybercriminalité. La France est loin d’être épargnée par le phénomène puisque ce sont plus de 7 millions d’adultes qui auraient été victimes d’attaques au cours des 12 derniers mois. Le rapport Norton insiste notamment sur l’augmentation des attaques visant les smartphones et les tablettes. En la matière, la France fait d’ailleurs partie des plus mauvais élèves.

Norton Report 2013

Chiffres à l’appui, le rapport Norton Report 2013, une publication annuelle produite par le groupe Symantec, rappelle une fois de plus les dangers liés à la cybercriminalité. Le panel de l’enquête est composé de plus 13000 personnes répartis dans 24 pays du monde. Le groupe rappelle le “fort besoin d’éducation des particuliers et des entreprises (en France) sur les vulnérabilités sans cesse en évolution”.

Les Français se disent globalement moins affectés par les virus et autres attaques informatiques – 45% des personnes interrogées en France auraient déjà été victime d’une cyberattaque contre 61% pour le reste du monde. En revanche, le panel hexagonal affirme être plus souvent victime d’attaques sur smartphones que le reste du monde – 41% contre 38% pour le reste du monde. Les Français ont nettement moins recours aux solutions de sécurité pour appareils mobiles que les autres.

On note aussi une certaine négligence en ce qui concerne les mots de passe des réseaux sociaux. D’après l’étude de Symantec, les Français accepteraient plus facilement des invitations de personnes inconnues et auraient plus facilement tendance à partager leur mot de passe avec d’autres personnes.

Pour consulter le rapport complet, rendez-vous sur le site Symantec.

Norton propose déjà des solutions de sécurité mobiles. Antivirus, antivol: les applications proposées pour iPhone, etAndroid seraient un premier rempart contre la cybercriminalité mobile.

Avez-vous déjà victime d’une cyberattaque? Faites-nous part de vos expériences dans les commentaires!