La fermeture de Japan Studio, annoncée par Sony Interactive Entertainment en avril 2021, a marqué un tournant dans la production de jeux vidéo au Japon. Shuhei Yoshida, ancien président de la société, a récemment commenté dans plusieurs podcasts que la disparition du marché des jeux AA était l’un des facteurs clés derrière cette décision. Pendant son mandat, Yoshida a souligné que, bien que Japan Studio ait créé des produits de grande qualité, son manque de lancements réussis au niveau AAA, à part Gran Turismo, a contribué à ses difficultés financières et créatives.
Yoshida a mentionné qu’avec l’augmentation des coûts et l’ampleur des grands lancements, les jeux à budget réduit faisaient face à un marché de plus en plus compliqué. Les propriétés intellectuelles de Japan Studio, dont beaucoup appartenaient à ce segment AA, n’ont pas réussi à trouver un espace viable dans un environnement dominé par les titres de grande envergure. Cela s’est traduit par l’incapacité du studio à avancer dans des projets innovants, comme les propositions de Keiichiro Toyama pour une suite de Gravity Rush.
Il existe encore de la place pour le AA… ironiquement, au sein de Sony
Malgré la fermeture, l’essence de Japan Studio a perduré dans Team Asobi, un spin-off qui a su captiver l’attention du public avec son jeu à succès Astro Bot, qui a reçu le prix du Jeu de l’Année aux Game Awards 2024. D’autre part, la fermeture de Japan Studio a permis à Toyama de fonder sa propre entreprise, qui travaille actuellement sur Slitterhead, un jeu très attendu pour 2024. Cela reflète l’évolution du talent perdu et la résilience de l’industrie japonaise du jeu vidéo face à des défis changeants.