Wuaki, un nouveau concurrent à Netflix, débarque aujourd’hui en France

La guerre des services de vidéos à la demande bat son plein ces derniers jours dans l’Hexagone. Après Netflix, OCS et Canal Play doivent désormais jouer des coudes avec le géant japonais de la VOD, Wuaki.

Vous hésitiez déjà entre Netflix, Canal Play et OCS ? Cela ne va pas s’arranger avec l’arrivée ce matin en France de Wuaki. Ce nouveau service de vidéos à la demande a de nombreux atouts. Et le premier est sans le moindre doute son catalogue. A l’opposé de Netflix notamment, on peut trouver sur Wuaki des films qui sont sortis il y a à peine 4 mois. Son offre (actuellement 2.000 titres et plus de 5.000 pour ce Noël) compte les dernières créations françaises et hollywoodiennes grâce aux partenariats signés avec les principaux distributeurs dont SND, TF1, Pathé, Gaumont, France Télévisions, Wildside ainsi que plusieurs grands studios américains. C’est ainsi qu’il sera possible de visionner Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu ou encore Guillaume et les Garçons à table!

« Wuaki.tv souhaite avant tout répondre à tous les fans de séries et de cinéma en proposant une offre premium parmi les plus qualitatives du marché, » explique Jacinto Roca, président et fondateur de Wuaki.tv. « Notre objectif est double, d’une part, satisfaire l’exigence des utilisateurs qui demandent les meilleurs programmes, les plus récents et sur tous les écrans et, d’autre part, accompagner l’industrie dans sa mutation numérique et devenir un partenaire incontournable de son développement en Europe ».

En France, le service est accessible depuis aujourd’hui sur le web, smartphones, tablettes, Chromecast, Xbox 360, Smart TV (Samsung, LG) et dans les jours qui viennent sur Xbox One et les Smart TV Panasonic et Philips.

Petite différence par rapport aux autres services, il n’est pas question ici d’abonnement mensuel. Les films sont loués à l’unité. Les nouveautés sont proposées à partir de 3,99 € en location.

La société espagnole Wuaki.tv a été acquise en 2012 par le géant japonais de l’e-commerce Rakuten. En France, il est plus connu pour être le propriétaire de PriceMinister. Après l’Espagne et le Royaume-Uni en 2010 et en 2013, la France est le troisième pays désormais à bénéficier de Wuaki.tv. Actuellement, le service a séduit plus de 1,5 million d’utilisateurs. D’autres développements européens sont prévus, notamment en Allemagne et en Italie d’ici à la fin 2015.

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Netflix snobe l’Afrique ? Peu importe, Afrostream arrive

Cela fait maintenant une semaine que les Français et d’autres Européens peuvent découvrir Netflix. Par contre, les Africains n’intéressent pas du tout la société américaine. Tant pis, en Afrique, on trouve parfois mieux.

Ce n’est pas demain la veille que Netflix sera disponible sur le continent Africain. La société américaine a d’autres ambitions pour le futur. Face à cet oubli volontaire, d’autres sociétés et sites de streaming légaux ont occupé le marché. C’est le cas de BuniTV, NextSpeel, IROKOtv ou encore prochainement d’Afrostream.

Toujours à l’état de projet mais plutôt en bonne voie, le site de streaming légal devrait être lancé au début de l’année prochaine. L’idée est que pour moins de 10 euros, des films et des séries afro-américaines soient disponibles en streaming en Afrique et en Europe. La plateforme caresse également l’espoir de réaliser sa propre création audiovisuelle.

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Le streaming ne séduit pas 9 Français sur 10 : Netflix, OCS et Canal Play en danger ?

A l’occasion du lancement de Netflix lundi dernier, l’Institut de sondage Ipsos a interrogé les Français sur leurs attentes en termes de vidéos à la demande. Les résultats sont loin d’être une bonne nouvelle pour les services de SVOD.

Les chiffres interpellent. Quatre jours après le lancement de Netflix en France, l’Ipsos a sorti les résultats d’un rapide sondage effectué auprès de 1000 personnes. Si le groupe américain a bien marqué les esprits en bénéficiant, de la part de la presse, d’une importante campagne de publicité, les Français ne sont pas séduits pour autant. Seul 11% des personnes interrogées ont l’intention de s’abonner. Les plus motivés sont les hommes (15%) et les 25-34 ans (20%).

Combien ?!

Aussi, plus de 50% d’entre eux déclarent ne pas savoir le prix mensuel de l’abonnement. Et, si 20% connaissent le bon montant (entre 8 et 12 euros par mois selon les options), ils sont 25% à s’attendre à un prix inférieur.

« L’enjeu majeur pour le nouvel opérateur est donc de poursuivre la communication sur la spécificité et la valeur de son catalogue, dans un marché déjà caractérisé par une profusion de contenus, souvent gratuits : chaines, télévision de rattrapage et sites de partage », déclare l’Ipsos.

D’ailleurs, en ce qui concerne les attentes, 72 % des personnes qui considèrent Netflix comme un service de VOD pensent qu’ils pourront accéder, via la plateforme américaine, à des films « récents sortis au cinéma il y a moins de trois ans », rapporte Presse Citron. Ce qui n’est évidemment pas le cas.

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Netflix maintenant disponible en Belgique et au Luxembourg, mais…

La semaine se termine plutôt bien pour Netflix. Depuis lundi, l’entreprise californienne a envahi le marché européen. Après la Suisse, l’Allemagne, la France et l’Autriche, les deux plus petits pays d’Europe rejoignent le marché de la vidéo en streaming payante.

La boucle est quasi bouclée pour Netflix. L’entreprise californienne termine une semaine marathon de lancements dans divers pays ce vendredi. Lundi, c’était la France nous avons d’ailleurs consacré un impressionnant dossier à ce sujet – aujourd’hui, c’est au tour de la Belgique et du Luxembourg.

Un accueil chaleureux

Du côté des nouveaux utilisateurs, la nouvelle fait grand bruit. Depuis ce matin sur les réseaux sociaux, il est difficile de trouver des commentaires négatifs sur la sortie de Netflix.

BeTV ne se laissera pas faire

Si le principal concurrent, BeTV (ex-Canal+) a mené une campagne agressive et intéressante à l’encontre de Netflix, son système se heurte encore à quelques problèmes. Dans le Vif l’Express, Christian Loiseau, deputy general manager de BeTV insiste sur la “chronologie” des médias dans l’univers des films. « L’exploitation des films reste, en effet, scandée par un rythme bien défini. Ils passent d’abord en salle avant d’être proposés en vidéo à la demande (VOD) à l’unité auprès des opérateurs (VOO, Telenet, Belgacom, par exemple) dans les quatre à six mois après la diffusion au cinéma. Et cela, à un prix “premium”. Viennent ensuite les chaînes à péage (type BeTv et Canal +), et enfin, la diffusion sur les chaînes de télé en clair (RTL TVi, etc.). Ce n’est en général qu’après que les films reviennent en VOD à meilleur prix », confie-t-il. Un problème semblable à ce que connait la France.

Du coup, des deux côtés de la frontière franco-belge, on retrouve des films et des séries qui ont déjà été diffusés en télé. Rien de neuf sous le soleil, si ce ne sont les très rares productions maison de Netflix.

La presse reste sceptique

Après l’excitation des premiers jours, c’est gueule de bois dans toute la presse francophone belge.

Après l’essai gratuit, qui continuera à payer son abonnement ? Softonic fera le point mi-octobre.

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